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Fig. 53. L’alose,

depuis l'embouchure de la Loire jusqu’à l'extrémité de la Bretagne ; l’alose commune, quiremonte les fleuves au printemps; les

anchois, très-abondants dans la Méditerranée, où on les pêche aux flambeaux.

Certains Malacoptérygiens ont les nageoires ventrales suspendues aux os de l’épaule; on les appelle malacoptérygiens subbranchiens. On compte parmi ces poissons , dans la famille des gadoïdes , la morue, dont le corps peut atteindre un mètre, qui a l'océan Boréal pour patrie , et qu'on pêche à la ligne avec tant de facilité qu’un pêcheur habile peut en prendre jusqu’à quatre cents par jour; lemnerlan, qui habite les mers d'Europe et qui est connu pour la légèreté et la délicatesse de sa chair.

Dans la famille des Pleuronectes, ou poissons plats, qui ont le corps comprimé latéralement et une tête non symétrique, citons en première ligne le twrbot, qui se pêche sur nos côtes et est le plus estimé de tous nos poissons ; la barbue, qui appartient au même genre ; la sole, la plie, qui, jeune, prend le nom de carrelet ; enfin la limande.

D’autres Malacoptérygiens n’ont point de nageoire ventrale, leur corps est allongé, leur peau épaisse, molle et peu écailleuse. On les appelle malacoptérygiens apodes. L’anguille est le représentant vulgaire de cette famille. On la trouve dans

Fig. 54. L'anguille.

presque tous les pays. C’est un poisson d’une voracité et d'une agilité extrêmes. Les anguilles ont la faculté de pouvoir ramper sur le sol à la manière des serpents, et de pouvoir rester long-temps à l'air sans y périr. On en a trouvé loin des cours d’eau, et là où on n’aurait guère songé à aller les pêcher, c’està-dire dans des buissons. |

Nous n'avons parlé jusqu'ici que des poissons osseux. La lamproie et la raie que nous voulons encore citer, appartiennent à

la section des poissons dont le squelette est cartilagineux. La grande lamproie appartient à l'ordre des suceurs où cyclostômes , dont la bouche est convertie en un suçoir à peu près circulaire. Des mers, elle remonte dans nos fleuves, où elle est très-

Fig. 55. La lamproie.

recherchée à cause de sa chair grasse, molle et savoureuse. La raie appartient à l’ordre des sélaciens; son corps est aplati en forme de disque. Ses nageoires pectorales sont amples et charnues. Nos mers en fournissent plusieurs espèces, dont l’une des plus estimées et des plus communes est la raie bouclée, ainsi nommée à cause des gros tubercules qui hérissent irrégulièrement les deux surfaces de son corps.

Fig. 56. L’esturgeon.

L’esturgeon, rare dans nos fleuves, abondant dans la Vistule, le Volga, le Danube et le PÔ, est un poisson qui fournit abondamment à l’alimentation dans un grand nombre de pays. On nomme caviar une espèce de salaison préparée avec les œufs de ce poisson, dont la fécondité est prodigieuse. L’esturgeon appartient à l’ordre des Chondroptérygiens.

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