ACTE III, SCÈNE
veur!... Oui, j’accepte... car c’est l’espoir, c’est la vie que tu me rends...
Eh bien! nous ne sommes pas quittes... (a part.) Et j’ai encore du bien pour lui dans mon sac... Allons, du courage!
ÉTIENNE
Oh! vois-tu, le luxe, la fortune pour un jour, pour une heure!... et j’aurais donné ma vie en échange!... car avec ce luxe, avec cette fortune, je pourrai m’approcher d’elle...
papillon.
Elle? qui, elle?..
ÉTIENNE
Ah! je ne te l’ai pas dit... une femme!., une femme adorable, qui, avec son éclat, sa beauté, sa richesse, m’est apparue tout à ..coup, au milieu de ma peioe et dé mon obscurité, comme un éclair au milieu i) e lu nuit.
PAPILLON, à part.
Ah! mon Dieu!., mais ce n’est pns fie Geneviève qu’il parle...
ÉTIENNE. '
Je te djrai tout un jour... je te dirai où je l’ai rencontrée... comment, depuis que je l’ai vue, le travail m’est devenu impossible, le sommeil m’a fui... Gomment, enfin, je n’ai plus senti en moi qu’une aspiration, qu’un besoin : la voir!.. Et c’est à toi que je devrai ce bonheur!..
PAPILLON
Et vous l’aimez?
ÉTIENNE
Si je l’aime!., mais elle est l’unique pensée de ma vie, te dis-je !
PAPILLON j & part.
Et Geneviève!
ÉTIENNE
Tiens, mon ami, maintenant que je puis me rapprocher d’elle, chaque instant qui s’écoule me semble un siècle de bonheur perdu!. .Et tu me permets de te quitter, n’est-ce pas?
PAPILLON
Oui, oui... je vous...
ÉTIENNE
Eh bien, encore une fois, merci, merci !.. et au revoir... mon ami... Ah! comment reconnaître... ah!., (il sort en courant.)