SCÈNE IX
PAPILLON, puis BERL1NGUET.
PAPILLON, atterré.
Oh! ma pauvre Geneviève, tu n’es pas plus heureuse que moi!... (A Berliiiguet qui entre.) Que VeUX-tU?
BERLINGUET, pleurant.
Patron, c’est le coureur de la dame d’à côté qui vient redemander le chien qu’il a entendu aboyer de loin.
PAPILLON
Eh ben ! rends-le.
Non, patron... parce que...
PAPILLON
Parce que?..
' BERLINGUET.
, La pie est morte !
PAPILLON, froidement.
Ah ! . . Margot est morte ! . .
BERLINGUET.
Oui, patron... j’ viens de recevoir son dernier soupir...
PAPILLON
Margot!., ma pauvre Margot !.. Elle qu’ était si douce, si gaie!., elle qu’ était la joie de notre pauvre échoppe! elle est morte!.. C’est tout simple, le bonheur s’en va de chez nous!.. Geneviève, Étienne, tout cela. me manque en même temps!.. Alors Margot est morte?., (il s’essuie les yeux.) Eh ben! diras au coureur...
BERLINGUET.
Je lui ai déjà fait la réponse.
PAPILLON
Laquelle?
BERLINGUET.
Que je lui rendrais son chien quand il me rendrait la pie : il a dit qu’on enverrait un exempt ; j’ai dit qu’il trouverait en entrant Y Espagnol pendu derrière la porte.
PAPILLON
T’ as bien fait...
On monte l’escalier... j’ vas pendre le chien.
PAPILLON
Non, attends.