ACTE III, SCÈNE X
selles d’Esparville, pas vrai?... et vous devez les connaître?..
MADAME DE FERRIÈRES
Oui, certes... il y a...
PAPILLON
Henriette?.. Henriette... vous la connaissez ?..
MADAME DE FERRIÈRES
Henriette d’Esparville ! c’est moi.
Vous !.. vous, Madame?.. .
MADAME DE FERRIÈRES
Sans doute... D’où vient cet étonnement?...
PAPILLON
Pardon, Madame... c’est que... madame de Ferrières, mademoiselle d’Esparville!.. J’étais si loin de m’attendre... Ah! mon Dieu, mon Dieu !
MADAME DE FERRIÈRES
Mais eniin, qu’y a-t-il ?
PAPILLON, ému.
Eh bien!., eh bien ! il y a, Madame, que je vous cherche depuis plus de quinze ans...
MADAME DE FERRIÈRES
Vous?..
PAPILLON
Et vous demeuriez là, à côté... et nous ne soupçonnions ni l’un ni l’autre... Ah ! vous aviez raison de vous intéresser à la petite... c’était comme un cri du sang.
MADAME DE FERRIÈRES
Que voulez- vous dire?., parlez donc !..
PAPILLON
Je dis... vous connaissez bien le village de Saint-Jussieux, pas vrai?..
MADAME DE FERRIÈRES
Le village de Saint-Jussicux?.. Oui, oui.
Et dans ce village, il y a quinze ans, vous connaissiez bien Jeannette Morand, pas vrai?..
•MADAME DE FERH1ÈRES
Jeannette!., ma sœur de lait!., celle à qui j’avais confié, hélas ! plus que ma vie !..
PAPILLON
‘ Une... une enfant, pas vrai, un amour d’enfaut?..
MADAME DE FERRIÈRES
Vous savez où elle est, ma tille?... Ma iille ! .. où est ma fille? ..
PAPILLON
J’étais là, Madame, le jour où la pauvre Jeannette a été assassinée... j’étais là, et cette enfant, elle me l’a conliée au moment de mourir!..
MADAME DE FERRIÈRES
O mon enfant, mon enfant, que j’ai tant pleurée!.. Mais c’est donc... (Voyant entrer Geneviève.) Ah!..