SCÈNE II
Les mêmes, FLORA,
FLORA, au fond.
De ruiner?... Je vais vous le dire, mes bonnes petites amies... je me ruine moi-même.
TOUS, aven étonnement.
Ob!
FLORA
C’est bien extravagant, n’est-ce pas?. . mais que voulez-vous; j’étais lasse de me faire adorer, j’ai voulu aimer un peu, et voilà pourquoi je me ruine : je ne me laisse plus aimer, j’aime ! je mange mon fonds.
DE MARSY
Eh bien, vrai, c’est superbe!..
DE VERGENNES
Et tout cela, pour ce petit croquant d’Étienne... je ne sais quoi.
FLORA
Oui, mais je le sais moi.
DE VERGENNES
Ah ! ce n’est pas pour moi que vous auriez agi de la sorte.
FLORA
Non certes!
d’escars.
Mais qu’a-t-il donc de plus que nous?..
FLORA
Oh ! rien, marquis, il a de l’esprit, voilà tout.
DE MARSY
Le beau mérite!., qui est-ce qui n’en a pas de l’esprit?..
FLORA
Quelques imbéciles peut-être.
DE VERGENNES
Mais nous en avons tous et plus que lui, ma chère !
X FLORA
C’est bien possible... vous devez avoir des économies, vous en dépensez si peu.
DE VERGENNES
Méchante !
, ZERL1NE.
Mais ces bals, ces fêtes que tu donnes... tu étais donc bien riche?
FLORA
Non, mais j’ai rêvé les amours champêtres; je ne demande qu'une chaumière et lui... et je me débarrasse du reste;