‹ Le scandale Forget [microforme]Chapitre 10 sur 19 · FIRST OPPORTUNITY AFTER IT COMES TO MY NOTICE · texte numérisé non relu

FIRST OPPORTUNITY AFTER IT COMES TO MY NOTICE

against the action of M. Bird who has been and is acting in the

capacity of general manager of this bank for, it is rumored at least, having WITHOUT THE AUTORITY OF, OR THE

KNOWLEDGE, OR CONSENT of this board, discounted a note

for the sum of nearly two hundred thousands dollars, and for

having, it is also rumored, aknowledged an unauthorized,—and

in my opinion, injust and illegal, -indebtedness presented by

Some person to this bank. That doing so, without the know-

ledge of consent of this board, he has exceeded his authority

and 1 now more : and it is hereby resolved :

“That without expressing an opinion as to the question

of legality of illegality of the act of M. Bird, nor as to the ques-

tion whether in law, he can be held responsable or not, but

leaving the law to follow its own course, this board of directors

wish it to be well understood, that in the future the general manager will have to be very particular and submit to the board

all transactions.”

Ce document, nous défions M. Rod. Forget d'en contester l'authenticité.

Il fallait, pour prévaloir contre la façade d'impudent cynisme dont se couvre M. Rod. Forget, pour percer et entailler ce masque d'airain, me munir d'armes particulièrement effectives.

J'ai le droit de croire que les propres minutes du bureau de direction de la banque Internationale, cet extrait des minutes de la séance du 25 septembre dernier, auront l'effet désiré. C'est décisif.

M. Rodolphe Forget doit comprendre que c'est son glas qui tinte : il a pu se croire invincible au fond des galeries souterraines qu'il a creusées pour y enfouir ses secrets : il a pu se croire invincible derrière les ramparts qu'il a élevés en entassant les cupidités, les complaisances et les complicités, mais toutes ses préoccupations, tous ses stratagèmes sont vains ; il ne pouvent plus le protéger désormais contre la vérité qui échappant à ses entraves et à ses baillons, se dressse aujourd'hui impitoyable et vengeresse : il lui faut rendre ses comptes à la société

Cette vigoureuse et si énergique protestation du vice-président, M Bickerdike, en apparence dirigée contre le gérant général, M. Bind, est en réalité un soufflet sur la face de M. Rod. Forget, qui assistait comme président à cette réunion du conseil d'administration.

Car le vrai, le seul coupable, moralement et lé Rod. Forget : M. Godfrey Rard n’était que s

Je le prouverai, documents irréfutables en mains.

lement, c'est M.

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Pour aujourd'hui, ce qui découle hors de tout doute Possible, de cette protestation j: signée et si vigoureuse de M. Bickerdike, devant le Conseil d'administration de la banque Internationale, c'est le fait que

10 Le billet de $200,000 du 7 mars 1912, escompté à M. O, B d'Aoust, l'a été hors la Connaissance du bureau de direction ;

20 Que la reconnaissance de la créance de M. O B. d'Aoust,—sa Commission de 2 pour cent sur le capital souscrit, x été donnée par écrit officiellement, hors a Connaissance du bureau de direction

Quel est l’homme de bon sens et de bonne foi qui pourra penser et croire que M. G. Bird, le gérant général, ait pris sous son bonnet, de Sa propre initiative d'escompter ce billet de $200,000, d'écrire a lettre du 7 mars 1912, reconnaissant la créance de M d'Aoust, tout cela hors la connaissance de son conseil d'administration !

Post-scritum. La gazette bleue à pu constater hier que sa supplique,

‘me priant de ne pas déposer encore ma bonne plume de Toli de”, avait été exaucée avant même que de voir le jour : je suppose qu'elle doit être ravie. Si elle ne l'est pas, c'est qu'elle a l'humeur décide it grincheuse, car je crois Jui avoir donné bonne mesure !

Quant à la compagnie Dorchester, “c'est bien regrettable”, mais j'a pas l'habitude de courir deux lièvres à la fois et pour le moment: j'ai assez à faire à traquer le lièvre Forget : ce lièvre est un ‘rude lapin” !

Si la gazette bleue tient tant à être renseignée sur la Dorchester. qu'elle fasse comme moi, qu'elle se documente, et une fois documenté si elle se croit justifiée, qu'elle prenne courageusement la responsabilité de ses dénonciation.s

Pour ce qui est de Ja prétendue indifférence de M. Rod. Forget, dont la gazette bleue affirme le superbe et dédaigneux silence envers mes révélations, c'est une bonne blague ! qui donc lui avait fait parven'r de Montréal, les articles parus le 18 novembre 1912 dans ses colannes !

D'ailleurs, quelle est l'âme assez naïve pour se méprendre sur la raison de l'attaque de a £azette bleue contre Ja Dorches À

La vérité, la vraie, c'est que M. Rod. Forget ne excellen'e raison : c'est qu'il ne peut pas répondre

Il a bien trop peur de là publicité, et sa € précccupatic d'emvêcher la justice de fourrer le nez dans se: af ires.

Il beau faire d'ailleur c'est ce qui It Prendre son parti.

Le vrai coupable !

Non, il est bien évident que le gérant général, M. G. Bird, n'a pa FTIS Sous son bonnet, de Paye” une telle somme, ni d'engager la ru spon- Sabilité de la banque en reconnaissant une telle dette, hors même la con- L&issance de son conseil d'administration.

S'il a agi de la sorte, c'i5t, cela saute aux yeux, contraint et forcé, I n'avait aucun intérèt Personnel à favoriser une telle transaction, d'un Caractère aussi discutable ; tout au contraire il avait le plus grand et le plus légitime intérêt à s'y refuser, car il n'ignorait pas les risques qu'il encourait

M. God. Bird est un banquier d'expérience, qui jouit de la meilleure renommée, I1 a fallu évidemment une formic ble pression pour qu'il conser « à accepter la responsabilité d'une telle transaction,

D'aille :s, la preuve en existe, qui confirme ce qu'indiquait le sim- Fle bon sens.

Elle se trouve dans une lettre de M. Bird, lettre officielle, adressée l‘au président et au bureau des directeurs de la banque Internationale”, Vettre enregistrée dans les minutes de la réunion du conseil du 25 septembre 1912.

En voici la reproduction :

“Gentlemen, We have a current loan to M. O. B. d'Aoust of $193,376.25 which advance was made to him in settlement of an account rendered for organization and other expenses in connection with the bank, the same being secured by the hypothecation of wo per cent of the premium when collected.

This advance was made WITH THE APPROVAL OF THE PRESIDENT SIR ROD. FORGET, AND UNDER THE ADVICE AND ALSO WITH THE APPROVAL OF THE BANK'S SOLLICITOR AND DIRECTOR, M. J. N. GREEN. SHIELDS.

If an error was made in not bringing the matter before the Board at the time, we much regret it, BUT AS THE ADVANCE WAS MADE WITH THE APPROVAL OF THE PRESIDENT of the Bank, SIR RODOLPHE FORGET, and the Bank's sollicitor and director, M. J. N. GREENSHIELDS, we

"believed we had all the authority necessary, besides n ich, we understood, the account rendered was one that the Bank would have to pay as it covered the obtaining of subscriptions fur capital of ten millions dollars, the expense of which you are aware cost considerable money.”

La lettre est signée par M, Godfrey Bird et Porte la date da 25 Septembre 1912,

Cette lettre est très explicite : c'est sur l'autorité de M. Rodolphe Forget, Président, et de M. UN: Greenshields, conseil et directeur de la banque, que le gérant général a agi.

Est-il nécessaire de remarquer que si le Sérant général ne pouvait Pas, dans cette commnuication officielle, enrployer d'autre formule que celle dont il s'est servi, et pour bien des raisons, nous pouvons, no traduire cette formule Par une autre moins officielle, mais plus cite : c'est su- l'ordrs et sur l'intervention de M. Rod, Forget, d'ailleurs par M, J. N. Greenshields, que M. God. Bird « agi.

Nous avons déjà dit qu'il n'existe aucune reconnaissance 4 rit l'aveu même de M. d'Aoust, croyons-nous, à ce sujet. Il so réclame d'une promesse OU engagement vert; eutre

Mais aivrs, Comment concilier Ia conduite de M, Rod. Forget, adme.

Sonsignée en blanc et en noir dans le Prospectus même d'émission de la banque, que :

“n'y aurait aucune commission Spéciale à payer”,

Pied et il s'était, Par Suite, engagé déjà, si tel est le cas envers M, d'Aoust ; ou bien M. Rod. Forget a menti, lorsqu'il s'est Porté garant devant son gérant général, de l# validité de La réclamation d'Aoust, (sa

Mais chose indiscutable, c'est M. Rod. Forget qui, hors la connaissance du conseil d'administration, est intervenu, qui a confirmé Je droit à une commission de M. d'Aoust, Plus d'un an après l'émission, contrai. rement aux assurances données aux actionnaires, qu'il n'v aurais Commsision à never c'est ini Qui a forcé le gérant généra] à escompt:

le billet de M. d'Aoust, pour $200,000,'qui l'a forcé à reconnaitre par

it au nom de ja b.nque, la créance de M. d'Aoust !

Nb

Quand le vice-président prononçait,- le 25 septembre, l'énergique €t ind'gnée proteststion que nous avons reproduite, c'est donc M, Forget qu'il souffletait en réalité, bien qu'il fut obligé, pour la forme, de s'en prendre à M. Bird.

Il reste à savoir si M. Rod. Forget avait le droit et le pouvoir d'engager la responsabilité de la banque,— l'argent des actionnaires, —s'il avait le droit de leur faire päyer une commission dont l'existence n'est garantie que par la parole de M. Forget, mais qui est contredit par les engagements écrits de M. Forget dans son prospectus.

Or, que vaut !a parole de M. Forget ?

Surtout quand il s'agit de son intérêt, et nous verrons quel était l'intérêt de M. Forget dans cette transaction.

Post Scriptum.—1 semble bien que ma requête, ou si vous préférez, ma suggestion, d'une commission royale, tracasse M. Forget et ses fidès les ; la gazette bleue interprète de leurs énervements, s'inquiète à cet égard.

La meilleure preuve qu'ils ont la frousse, c'est qu'ils s'essayent À m'intimider, en menaçant de compromettre avec eux, des libéraux importants, Si jamais on osait les traduire devant pareille commission !

Procédés de maîtres-chanteurs et voilà tout !

C'est comme leur manoeuvre avec la Dorchester : autre tentative d'intimidation !

Mais, c'esi peine perdue : s'ils espèrent m'obliger à me taire en eScomptant la pression de celui-ci ou de celui-là, apeuré par leurs menaces, ils se mettent le doigt dans l'oeil. +, j'oserai dire jusqu'à la cheville !

Le plus clair résultat de tout ceci, c'est de fournir au public la preuve, chaque jour plus évidente, de la frousse abjecte qui affole M. Forget et ses suppôts, mais quoiqu'ils fassent, qu'ils tempêtent, menacent, injurient, ils ne pourront pas échapper à la sanction qui s'impose et qui ne peut tarder maintenant à être exigée.

La clef du mystère

C'est un axiome de simple bon sens, que les jurisconsuites romains nous ont légué et que l'expérience à vérifié constamment, que pour découvrir le vrai Coupable, la première et la plus sure indication, c'est de rechercher à qui le crime a profité.

Quel pouvait être l'intérêt de M. Rod. Forget à s'entremeitre et à forcer la main à son gérant général, pour faire escompter à M. d'Aoust cette somme de $200,000 ?

Quel intérêt très décisif pouvait avoir M. Rod. Forget à faire reconnaître officiellement, par la banque, -quoique par des moyens singulièrement discutables,—la créance dont se réclamait M. O. B. d'Aoust ?

Il fallait bien que ce fut un intérêt décisif, prépondérant, pour force: M. Rodolphe Forget à se mettre au blanc, à se mettre aussi en con tradiction formelle avec les affirmations péremptoires du prospectus d'émission niant l'existence de toute commission ?

Les faits prouvés, indiscutables, montrent bien que cet intérêt m jeur existait chez M. Rod. Forget.

Hya plus, nous affirmons,—et une enquête le prouverait :—

‘que c'est M. Rod. Forget lui-même qui a constamment payé depuis mars 1912, l'intérêt et l'escompte sur le billet escompté à M. O. B. d'Aoust !”

Si beaux que puissent être les yeux de M. d'Aoust, ce n'est pas pour ses beaux yeux que M. Rod, Forget a casqué de sa poche pour payer ce:

intérêts.

Non, assurément non : la conduite de M. Rod. Forget, d'un bout à l'autre de cette transaction, justifie une seule conclusion : il a agi dans tout cela comme un homme qui est très préoccupé de sauver son propre bien.

Pour faire la lumière, sur ce mystère qui d'ailleurs n'a rien d'inson Cable, il suffirait tout simplement d'établir A QUI SONT ALLES, en fin de compte, les $200,000 payés par la banque à M. O. B. d'Aoust.

Ce n'est pas une somme qui passe inaperçue que cette somme dc $200,000 !

Il doit être facile d'établir si elle est restée entre les mains de M O. B. d'Aoust, à son crédit en banque, ou s'il s'en est départi,

Rockfeller ou Morgan, ces formidables ploutocrates eux-mêmas, n sauraient se montrer insouciants de l'emploi d'une pareille scmme

M. O. B. d'Aouest qui n’est Pas millionnaire, doit pouvoir facilement: établir la trace de ces $200,000.

S'ils ne figurent plus à son crédit, où sont-ils allés ? I] n'y a aucun discrédit pour un honme à avouer ses dettes, fussent-elles de $200,600 car ce n'ast pas à la portée de tout le monde de pouvoir s'endetter pour ‘$200 090 1! —r

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