‹ Le scandale Forget [microforme]Chapitre 9 sur 19 · HONORAIRES D'ETUDES · texte numérisé non relu

HONORAIRES D'ETUDES

hs À

Voilà plusieurs mois que cet artcle de la revue financièr.

€té publié, le 21 août dernier L'autorité dont se réclame la “Revue Internationale” de Bruxelte

l'ingénieur expert, M. Labharät envoyé spécialement pour faire enquête par une grande banque de Zurich, n'est pas évidemment de celles dont M. Rod, Forget puisse disposer avec son habituelle Pirouette, en posant à la victime d'une tentative de chantage

Cet ingénieur suisse, chargé de Mission de confiance par les ban quiers suisses, jouit évidemr

it d'une réputation bien établie dans son

pays

Ce n'est pas À la légère qu'un homme de cetts: valeur porte de pareilles accusations Comment expliquer que M. Rod Forget n'ait pas même songé à protester contre de si graves accusations, venant d'une telle source ? Nous Inissons public juge de tirer les conclusions.

s'est qu'ur

Ce qui est enquête approfondie s'impose et que, si M. Rod, Forget a souci de son honneur, il devrait, semble-t-il, être le premier à la réclamer

Oh, ma tête !

| Il existe au bureau d'enregistrement de Château Richer, copies de trois actes passés devant maître F. E. McKenna, notaire à Montréal, entre le “Québec et Saguenay” d'une part, et la “Quebec Savings and Trust Cr”.

Le premier de ces actes qui porte le No 11,502, à été enregistré le 31 mai 1912.

Il est volumineux, 110 feuillets ! il contient l'énuméra

lopins de terre qui constituent la voie et la propriété du Québe nay

ion des ague

Le second et le troisièr

€, qui portent les numéros 11629 et 11630, continuent cette émumération. lis Portent tous deux la date du 25 sep-

tembre 1912.

Ces trois documents constituent des “deeds of trust”, par lesquels bec et Saguenay” hypothè gs and Trust C

age à la “Quebec Savings comme garantie d'une somme de $3,000,00 d'obligadent,—le ‘“deed of trust” du 28

re McKenna, et portant ls numéro 2971

tons, en vertu d'un ngagement 1Er 1911, passé devant m

iës ivpins de terre, et autres propriétés for.

it

Dans le premier :

tent, et M. L. G. Morin n Cie Québec-Suguenay, MM. C G. Greenshields, dire

M. Tof Manager, ont signé pour la ‘Quebec Savings and Trust Co Les deux autr subséquents sont signés pour la Québec ct Sa

nay, par MM. Octave Boucha | d'Aoust président, et Laurent G. Morin directeur, et pour la "Quebec Savings and Trust Co”, par M. C. G Greenshiolds, directeur, et Alexander Warden, l'un des officiers de In compagnie.

Il est donc établi par ces trois actes table, que la Cie “Québec-Saguenay” e gnie séparée, distincte, en un mot NON FUSIONNEE avec le Mers

Elle à son président distinct en mai 1912, M. Rod. Forget, et de puis (septembre 1912), M. O. B d'Aoust. Elle a aussi ses directeurs dis tincts, puisque M. L. G Morin, nommé dans ces actes, comme l'un des directeurs, n'appartient pas au bureau de direction du Merger

C'est bien une compagnie distincte, ayant conservé sa personnalité civile, s'administrant ellesmême, puisque c'est elle qui hypothèque mort &age et engage les nombreux lopins de terre énumérés dans ces docu ments, en garantie d'une émission spécifiée de $3,000,000 d'obligations

Voilà qui paraît clair et indiscutablement acquis !

Eh bien non, tout cela c'est pas vrai ! tout cela c'est de la frime

En effet, l'émission d'obligations faite pour le Québec-Saguenay émission de $2,500,000, du 15 février 1911, a été faite,—le prospectu et les tities en font foi,—au mom du “Quebec Railway, Light, Heat ani Piwer Co Ltd”.

Bien plus, c'est le Quebec Railway. le Merger qui,—son deraie rapport en fait foi,—a payé les intérêts sur ces obligations !

Alors, la Cie Québec-Saguenay est donc fusionnée ; elle fait partie intégrante du Merger !

Mais alors, si elle est fusionnée, que viennent faire M. d'Aoust, pré sident de la Cie, et M. L. G. Morin, directeur ?

Tirez-vous de là, si vous le pouvez ? c'est le cas d'appliquer la sci traditionnelle : le Québec-Saguenay est une compagnie fusionnés, san être fusionnée, tout en étant fusionnée, etc., etc.

Au risque de vous donner un mal ce tête affolant, il me frut vou faire remarquer qu'en vertu du rapport annuel de 1911, du Quehe- Ra Way, le Québec-Saguenay apparaît bien réellement com s si vous préférez, fusionné

On lit en effet en prem

et de façon qui paraît inconte t bien réellement une co

“Vos directeurs soumettent ici... le rapport annuel pour lannée fiscale finissant ie 30 juin 1911, du Quebec R : Light Heat and Power Company, Limite 1, possédant tout capital, ou la majorité du capital des compagnies suivantes

2y, Light and Power Co : the Queer Cartier Electric Co ; the O4 Gas Co Co ; the Quebec County Raïlway Co L Light Co and THE QUEBEC AND SAOUENAY

the Quebec Rail

te

Alors, c'est donc que la Cie Québec et Saguenay, est bien et dûment fusionnée, qu'elle fait partie du Merger.

C'est le rapport officiel de 1911 qui le déclare en toutes lettres !

Ça me fait bien de la peine de vous désillusionner, mais ce n'est pas le cas, et la preuve la voici :

Sur le papier officiel de la Quebec Ry,—du Merger,—employé par lo trésorier même du Merger, M. Lynch, en une lettre datée du 22 octobre 1912, que j'ai par devers moi, je lis ceci

THE QUEBEC RAILWAY, LIGHT, HEAT AND POWER COY, Ltd.

Controlling :

The Quebec Railway, Light & Power Co, Quebec Jacques Cartier Electric Co,

The Canadian Electric Light Co,

Quebec Gas Company,

Frontenac Gas Company,

Quebec County Railway.

Pas plus de Québec et Saguenay que sur ma main !

Don, officiellement, le Merger ne contrôlerait pas la Cie Québec et Saguenay !

Mais enfin, quoi ? il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Le Merger contrôle ou ne contrôle pas le Québec et Saguenay ! Le Québec et Saguenay a été fusionné ou ne l’est pas !

Libre À vous de vous prononcer si vous croyez pouvoir le faire, pour moi, j'y renonce. Avec M. Rod. Forget on ne sait jamais. C'est toujours l'invraisemblable qui est vrai !

Tout ce que je sais bien, c'est que fusionné ou non, c'est le Merger qui a payé les intérêts sur les obligations émises pour le Québec et Saguenay, en février 1911.

Pour être fixé, il y aurait bien un moyen, probablement : ce serait, de prendre connaissance du premier ‘‘deed of trust”, passé le 28 janvier! 1911, devant M. McKenna et qui porte le numéro 2971 des minutes de! son étude.

Maïs voilà, celui-là on ne le montre pas : pas de danger ! A-t-il été enregistré ? nous serions curieux de savoir À quel bureau d’enregistrement et à quelle date ?

Je n'ai pu réussir à le découvrir, et jusqu'à preuve du contraire. je conclus que ce fameux document, qui seul pourrait nous renseigner sur le prix d'achat, comme sur la situation exacte du Québec et Saguenay, vis-à-vis du Merger, n'a pas été enregistré : et que s'il ne l’a pas été, si on le tient caché au fond d'une étude de notaire, là où personne ns peut en exiger la production, c'est évidemment parce qu'il ÿ a un pot aux roses à cacher ! |

Ce document non enregistré, nul ne peut en avoir connaissa les parties au contrat. Les actionnaires du Merger peuvent se fai:

croix sur ie bec ; c'est pas pour cux cette aîfaire-ià

vie

Si je fais un jugement téméraire, M. Rod. Forget n'a qu'à me faire connaître le bureau d'enregistrement où a été enregistré le ‘“deed of trust” organique, celui du 28 janvier 1911 entre la Cie “Québec et Saguenay”", et “The Dominion of Canada Trust Corporation”. Ça ne lui coûtera pas même deux sous de timbre, en utilisant les lettres ouvertes ce M. David Ovide Lespérance !

2 peut ou ne veut me fournir ce simple renseignement, je serais en droit de conclure qu'il x diablement peur de le faire connaître et j'en dédnirai logiquement qu'il doit y avoir là une petite opération qui n'est pas piquée des vers !

Et alors je re cesserai de réclamer pour que les autorités compétentes ordonment ne enquête afin d'ouvrir et de balayer ces écuries d'Augi

as.

Le scandale est d'une telle magritude, d'une telle complexité qu'il

est impossible pour un citoyen de recourir aux tribunaux, pour réclamer justice. Il est désariné.

IL faut que l'intervention vienne de plus haut : de ceux qi ont la garde de l'intérêt public.

La conclusion naturelle

Et maintenant il faut conclure.

+ Je crois avoir fourni à tous les gens sérieux, assez de preuves documentaires sur le äractère scandaleux des opérations de M. Rod. Forget: je crois avoir 6 oli un faisceau de faits et de chiffres assez solidement lié pour perme se à tout le monde de se former une opinion raisonnée.

L'exactituue, la véracité de ces faits et de ces chiffres sont admises et reconnues implicitement, même par M. D. O. Lespérance, puisque dans sa lettre ouverte, en date du 23 novembre dernier, dans ‘“L'Evénement”, il déclirait textuellement :

“Ce ne sont pas les faits ou les chiffres que vous publiez

qui soulèvent l’indignation publique. Tout le monde a le droit

de les connaître et de les apprécier. Ce sont vos déductions inju-

rieuses et vos insinuations malveillantes qui ne découlent aucunement des foits et des chiffres publiés.”

Les déductions que j'ai tirées de ces faits et de ces chiffres, toui fe monde peut les apprécier, les discuter et les juger.

Si ces déductions tirées de faits et de chiffres dont le défenseur ce M. Rod. Forget admet lui-même l'exactitude, ne sont pas logiques, ne Sont pas justifiées, qu'on me le prouve. Je suis prêt à les discuter

Si ces déductions sont logiques, si elles découlent des prémisse ce n'est pas ma faute, mais celle de M. Rod. Forget, si elles sont “injurieuses” pour sa réputation. (

Ÿ Quant aux in i

tirées par moi, qui puissent être ainsi qualifiées, la faute en est unique-

men: aux mystères et aux contradictions extraordinaires que j'ai rencontrés si abondamment dans l'étude de ces opérations.

Le soin mème que j'ai pris de n'affirmer que ce dont j'étais moralement certain et de signaler comme supposition vraisemblable, tout ce qui pouvait prêter au doute, chaque fois que je me heurtais à l'impossibilité d: découvrir une certitude, prouve clairement le souci de justice St d'impartialité que j'ai apporté dans cette étude particulièrement difficile et compliquée.

Il ne dépend que de M. Rod. Forget ou de ses défenseurs de faire la lumière sur ces obscurités, en fournissant les preuves Jjà où elles m'ont fait défaut.

Mais les certitudes indiscutables, acquises, sont par elles-mêmes ässez nombreuses pour permettre de conclure, en toute justice et en connaissance de cause, que nous sommes réellement en présence d’un e financier d'une magnitude exceptionnelle ; d'un scandale que, dans l'intérêt public il est devenu urgent, indispensable de tirer au clair, non seulement pour en déduire sur qui retombent les responsabilités, non seulement afin de faire un exemple devenu nécessaire pour prévenir le danger qui résulterait de la complaisance des pouvoirs publics à ignorer plus longtemps, malgré dés révélations publiques aussi sérieusement documentées, pareille atteinte au droit des gens ; un scandale quil faille tirer au clair pour revendiquer et défendre la réputation de lA province de Québec, cells aussi du Canada, si malicieusement et dan- £ereusement compromises par les agissements scandaleux de M. Rod. Forget.

Cette campagne, ï'ai cru devoir l'entreprendre surtout pour mettre désormais en garde les honnètes gens trop crédules et confiants contre l'exploitation illégitime, illégale et pernicieuse qui est faite par certains aigrefins, des insuffisances trop évidentes de notre législation fédérale Sur les compagnies à fond social ; je l'ai fait pour renseigner l'opinion publique par un exemple clair et frappant, et la convaincre de la nécessité de réclamer énerg'quement une protection plus efficace et un contrôle plus rigoureux des opérations financières de ces sociétés à fonds Social ; je l'ai fait, enfin, et plus particulièrement peut-être pour signaler aux citoyens de Québec, eux les victimes directes des folles et coupables Opérations de M. Rod. Forget, la situation Particulièrement grave à laquelle ils se trouvent acculés.

J'ai voulu leur faire toucher du doigt les engrenages imiptoyables dans lesquels ils se trouvent pris.

J'ai voulu leur faire voir comment et par quels suhterfuges les services d'utilité publique dont ils ont consenti à céder le très rénumérateur privilège, ont été utilisés pour permettre à un boursicotier en mal de spéculation effrénée, d'organiser à leurs frais à eux, à mêine leurs >ourses, Cet échaffaudage d'émissions scandaleuses, dont ils sont condamné désormais à payer les intérêts. .., à moins que, conscients de l'injustice dont ils souffrent, ils ne se décident à prendre eux-mêmes] en mains leur cause et à exiger le redressement auquel ile ont droit

scan

que $500,000.

par la “Patrie”, c'est que, depuis la fo

fantaisies aussi folles que coûteuses de M. Rod. Forget, le Quebec Raïl- Way, transformé en vache À lait, a récolté une dette obli

de 10 millions, mais de $14,600,000 environ !

$500,0(0, mais à près de $700,006 !

ST

Les citoyens de Québec savent aujourd'hui que, aura à payer les intérêts sur les obligations sans no: Forget a Surchargé sa garantie hypothécaire, il sera i lement d’affecter à l'amélioration de ces servi

tant que le Mie mbre dont M. Rod.

mpossible, 1on seuces d'utilité publique les enus quils fournissent au Merger, mais

encore de réduire les prix excessifs du gaz et de l'élec tuent un si lourd fardeau Pour les citoyens de Québec. i is dans ces entreprises, qu'ils soient Canadiens, français, belges ou Suisses, capitaux trop évidemment com- Prom1 par les scandaleuses méthodes de M. Forget, leur plus sûre garantie, leu meilleure protection Sont, À eux aussi, d'exiger une enquête sérieuse et approfondie sur ces agissements et d'enlever à M. Rod. Forget un Contrôle dont il a si abominablement abusé. Comment arriver à ce rés ce que j'essayerai d'établir.

tricité qui consti.

ultat qui trop évidemment s'impose, c'est

At'ention à vos écus !

M. Rodolphe Forget, impénitent et impudent, continue son détestable jeu et cherche encore une fois à tromper l'opinion publique.

ET Patrie”, dont .i paraît avoir fait une arrexe de sa boutique de coulissier publiait avant-hier ce qui suit, sous le titre : “L'intérêt sur les obligations du Quebec Ry” :

“La compagnie de la Quebec Railway Light, Heat and

Power Co, n'aura aucune difficulté à verser l'intérêt dû le 1er

décembre, sur ses obligations, car ses recettes, en ce moment,

Sont au taux annuel d'environ $650,000, et l'intérêt Sur les obli-

gations ne s'élève qu'à $500,000. On pense généralement à la

Bourse que cette nouvelle va augmenter la vogue de ces obli-

&ations qui se vendent actuellement à 60, et qui atteindront

Probablement dans un avenir très prochain, le cours de 70.

Il est exact que le paiement des intérêts à échoir sur les obligations du “Quebec Railway Light, Heat and Power Co, Ltd devrait être fait î i »000 l'année dernière et que l'intérêt sur les $10,000,000 d'obligations originelles du Merger, à 5%, ne requiert

Mais ce que ne dit PaS,—et pour cause—lJe communiqué publié rmation du Merger, grâce aux

gataire, non plus

\ Que l'interet annüuei sur cette dette obligataire s'élève non plus à

; La vérité, c'est que l'année dernière, d'après le rapport même de la compagnie, le montant des intérêts versés pour le service de la dette obligataire s'est élevé à $G60,363 !

Que par conséquent si, comme le déclare le communiqué trop évidemment inspiré par M. Rod. Forget :

“les recettes annuelles de la compagnie sont, en ce moment, au taux annuel d'environ $650,000”,

ce sera bien juste si le Quebec Railway arrive À joindre les deux bouts et à faire face à sa dette hypothécaire !

La vérité, c'est que l'année dernière, le Quebec Railway a été obligé de SUSPENDRE le paiement des coupons échus de l'émission Quebec Eastenn ! C'est qu'en réalité, l’année dernière, ie Merger sucé, épuisé par la folie de spéculation de M. Rod. Forget, n'a pas été CAPA- BLE DE FAIRE FACE A SES OBLIGATIONS !

La vérité c'est que, cette année même, le coupon du {er août, sur l'émission Québec-Saguenay, pour $2,500,000, a été suspendu, et nous avon: raison de croire qu'il n’a pas été payé d:ruis.

La vérité, c'est que cette année même, pour faire honneur à sa garantie, le Quebec Railway aura à payer près de $700,000 d'intérèts sur les obligations émises en son nom par M. Rod. Forget, engageant la garantie du Merger en capital et en intérêt, sur $14,500,000.

La vérité c'est que, si le communiqué dit vrai, si les recettes nettes de l'année courante n'atteignent que les environs de $650,000, il restera un déficit de près de $50,000 d'intérêts obligataires, auquel le Québec Railway ne rourra pas faire face.

La vérité, c'est que le Quebec Railway écrasé par les scandaleuses spéculations de M. Rod. Forget, est pratiquement acculé à la faillite.

Qu'il ne peut y échapper qu'en répudiant les garanties hypothécaires données sur les $4,600,000 d'obligations supplémentaires, —émissions Québec et Saguenay et Quebec Eastern, — c'est-à-dire par une liquidation qui permettrait de sauver la barque en l’allégeant du fret de spéculation dont l’a surchargé M. Rod. Forget.

Voilà la vérité et nous mettons M. Rod. Forget au défi üe prouver le contraire !

La vérité encore, comme nous l'avons montré, chiffres des rapports en mains, C'est que l'échange des ancicanes obligations, portant hypothèque première n'ayant pas été effectuée, ces $3,659,000 d'obligations anciennes, ont priorité sur les gages de la société, et qu'une fois ce gage réalisé à leur bénéfice, il est douteux qu'il reste aux $6,000,000 d'obligations du Merger, (émission statutaire de 10 millions), une valeur réelle de plus de 25 centins dans la piastre ! sans parler des $4,600,000

d'obligations subséqwuentes !

Par conséq orsque M. Rod. Forget, pour favoriser une hausse spéculative à la ose si effrontément lancer, grâce à la complaisance de la “Patrie”, de pareilles et si fausses réclames, il cherche déli-

bérément à tromper le public, il essaye de faire des dupes ! Et une telle tentative, si frauduleuse, appelle, dans l'intérêt du

public, une réfutation énergique.

ette

évi-

outs

été sion iCÉ, PA-

sur ous

N'est-il pas de jour en jour plus évident qu'une enquête approfondie et sérieuse s'impose Pour protéger le public contre de Paroilles et si scanlaleuses manoeuvres.

Il re s'agit pas ioi de l'argent des français ou des belges, mais de celui des canadiens, de qui les agents de M. Forget, aidés par la publicité de “La Patrie”, cherchent à surprendre la confiance : c'est un rôle de tire-laines !

Le Quebec P 1ilway est uno société incorporée à Ottawa ; c'est donci à nos représentar.… à Ottawa qu'incombe le devoir de Protéger le publio} contre cette exploitation désastreuse.

Qu'ils obligent le Bouvernement fédéral à faire enquête.

Les faits sont clairs, Patents ; je les résume.

Le Quebec Railway Light Heat and Power Co a assumé aujour4 d'hui une dette obligataire d'environ $14,600,000 ; Qui exige un intérêt annuel de près de $700,000.

Son revenu net, de l'aveu officiel, conforme aux chiffres des rap+4 ports précédents, est d'environ $650,000 !

La conclusion est évidente : le Quebec Ry est incapable de faire) face à ses obligations.

Il n’a pour ressource qua ces $650,000 de revenus, provenant des services d'utilité publique qu'il exploite à Québec : le Québec et Saguenay est en déconfiture, incapable de fouruir un centin de revenu s les $2,500,000 émis pour sa Construction ; le Quebec Eastern n'existe que sur le papier, la fameuse usine de 50,000 forces sur le Saguenay, est à l'état de rêve, ces fantasmagories ne Peuvent fournir un oentim d'intérêt sur les obligations émises Pour ces fins.

Alors, quoi ? C'est évidemment la liquidation forcée, à moins qu'on ne paye le déficit obligataire incontestable de 550,000, à même le capital ?

Le public est prévenu, j'ai fait mon devoir : S'il se laisse prendre aux facéties de M. Rod. Forget, tant pis pour lui.

Revenons à la banque ! :

‘ est une catégorie d'institutions financières et commerciales où Cnit présider La plus -crupuleuse observance de la légalité, où toute tran- S > doit être rigoureusement contrôlée, où la surveillance du bureau te éisccuon doit s'exercer sans cesse, c'est bien assurément dans la bass

de Eer

une sérieuse et grave responsabilité que celle d'un président e. Nous avons eu de trop fréquents et de trop frappants exemple. ds sinistres qui peuvent résulter, et pour le public qui confie ses écuaciiies à la banque et pour les actionnaires eux-mêmes, lorsque le Frésiient cesse de remplir son devoir.

Il semble bien que M. Rodolphe Forget, coulissier, brasseur et laneur c'affaires, se soit fait une singulière conception de ses devoirs et de ses responsabilités comme président de la banque Internationale.

J'avais promis de revenir sur l'histoire de la présidence de M. Rod. Forget à la banque Internationale ; aujourd’hui que ce chapitre de l'éphémère et désastreuse excursion de M. Rod. Forget dans le domaine de la banque, se trouve clos ou à peu près, je puis, sans danger pour les actionnaires de l'Internationale, et avec profit pour tout le monde, mettre le public au courant des méthodes plus qu’étranges de M. Rod. Forget.

Elles expliqueront comment il se peut faire qu'au bout d'un an, les actionnaires de la banque Internationale se trouvent avoir perdu la moitié et plus de leur mise de fonds, puisque en dehors de la prime d'émission de $2.50 par action, sur un versement initial de $10, la majorité des actionnaires doivent s'estimer heureux de pouvoir retirer $5 par action !

Par la même occasion, on comprendra aussi pourquoi M. Rod. Forget était si anxieux de conserver la présidence de la banque, et pourquoi il a joué, lors de l'assemblée générale, le tour de passe-passe déjà dénoncé, ‘en privant la majorité des actionnaires de leur droit de vote.

J'ai déjà mentionné l'existence d'un billet de $200,000 escompté par la banque Internationale à Montréal, à M. O. B. d’Aoust. Nous allons y revenir et nous en occuper sérieusement cette fois.

Cette somme de $200,000 fut escomptée le 7 mars 1912, en deux notes de $100,000 chacune. Ces notes n'étaient endossées par personne !

La lettre du gérant général, M. Godfrey Bird, en date du 7 mard 1912, est très explicite. Nous en citons les principaux passages

Dear sir,

Herewith we beg to enclose you our cheque for $200,000 being the proceeds of two notes for one hundred thousand dol- - lars each, signed by you and payable to the order of this bank

DTA »

Œ je j PFEF

7th day of March 1912. I

î Pér à

t is understood and agreed

between us that payment on account of premiums on the capital stock of this bank, up to the extent of the said amount of $200,- 000 hereafter received are to be applied in liquidation of the above mentionned two notes for $100,000 each until the same have been fully paid and satisfied”.

“The said sum of two hundred thousand dollars is now advanced to you in consideration for and payment in full of all commissions, legal expenses, organization expenses and any other disbursements whatsoever, in connection with and on account of the subscription to or sale of the shares of the capital stock of the Internationale Bank of Canada and the organization

t'ereof.” Yours truly, ' Signed : GODFREY BIRD, G.-Manager.

F. G. RAMSDEN, Inspector.

Cette lettre établit donc clairement que ces $200,000 étaient versées à M. O. B. d’Aoust, comme paiement et comme avance d'une commission de 2 pour cent sur les 100,000 actions souscrites, formant le capital de la banque.

Si cette lettre veut dire quelque chose, c’est que la banque reconnaissait devoir une commission de $20,000 à M. O. B. d’Aoust.

Cette commission elle déclarait la vouloir prélever sur la prime d'émission ($2.50) : l'émission s'étant faite à 102.50,

La banque n'attendait même pas que cette prime lui fut versée par les actionnaires, pour payer à son tour au fur et À mesure, sa dette à M. O. B. d'Aoust, son créancier apparemment reconnu pour une commission de deux pour cent, s'appliquant à la totalité des 100,000 actions souscrites.

Généreuse, la banque payait en avance M. O. B. d'Aoust, quitte à se rembourser au fur et à mesure.

Elle n’exigeait pour garantie de cette faveur exceptionnelle, que la signature de M. O. B. d'Aoust sur deux billets promissoires de $100,000 chacun.

Or, où, quand et comment a été reconnu, sanctionné le droit de M. O. B. d’Aoust à se réclamer de cette commission ?

Rod. Forget, soit de tout autre promoteur autorisé, promettant à M. O, B. d'Aoust, et s'engageant à lui payer, en cas de réussite de l'émission, telle commission de deux pour cent ?

Si nous sommes bien informé, M. O. B. d’Aoust ne prétend rien de tel ; il se réclame uniquement d'une promesse, d’une entente verbale entre lui et M. Rod. Forget

Mais, ce que je sais bien, par exemple et ce que je peux prouver, c'est que le prospectus d'émission déclarait en toutes lettres qu'il n'y aurait aucun frais de commission spéciale à payer.

La prime d'émission, ($2.50), était destinée à payer les premiers frais d'établissement, bureaux, succursales, etc., de la banque.

Aiors, il est évident, qu'avant de reconnaître et de payer au nom de la banque Internationale, cette commission de deux pour cent à M. O. B. d'Aoust, la chose devait, AU MOINS, être soumise au bureau de direction.

J'affirme qu'à la date du 7 mars 1912, à la date du paiement de $200,000 à M. O. B. d'Aoust, et de la reconnaissance officielle, par l:ttre du gérant général, contresignée par l'inspecteur, le bureau de direction n'avait jamais été consulté et IGNORAIT COMPLETEMENT LA TRANSACTION !

I1 n'est pas étonnant que M. Rod. Forget ait remué ciel et terre et... le purgatoire ! pour empêcher ja majorité des actionnaires de le déposer et de mettre le nez dans sa gestion ?

Pris à leur piège !

Je suis désolé de désappointer la gazette de MM Forget et Lespérance, mas je n'ai point fini !

Ce n'était qu'un intermède ! juste de quoi souffler un peu, voilà tout ! Mais ces bons messieurs qui, décidément sont gaffeurs,— on n'en

parle pas !—sont tombés dans le “piège et croyant que j'avais vidé mon Carquois, ils sont aussitôt sortis de leur trou, en faisant les fanfarons. Je pensais bien qu’ils donneraient dans le panneau !

Et eux qui s'empresssaient hier d'écrire “‘qu'on avait fermé le bec à cet oiseau...,, qui vient de France l”

Je ne sais d’où ils viennent eux ! mais ça a tout l'air de Pontoise ou de Charenton !

Naturellement, je n'ai pas l'intention de m'occuper pour le re<.ant de mes jours de M. Forget, de ses pompes et de ses oeuvres, et tot ou tard, quand je jugerai la dose suffisante, je fermerai ce chapitre.

Mais d'autres reprendront la campagne et la poursuivront sur un autre champ de bataille.

J'ai signalé, étudié et prouvé le scandale ; d’autres se lèveront qui, Eux, provoqueront les sanctions nécessaires.

M. Rod. Forget peut se préparer à la danser, je l'en préviens très {Charitablement.

Pour le moment, je me contente de noter la tactique dévoilée par fa fausse manoeuvre d'hier.

Elle consiste d’une part à laisser entendre que :

An 7 .

J'ai laissé le Merger s'implanter à Québec, que je lui ai souhaité la bienvenue, etc...”

le renvoie à l'article du 22 décembre 1909, intitulé Forget”, et aux articles Subséquents, de décembre 1 1910, sur le prix du gaz, Enfin, je le renvoie aux articles d'octobre 191 1, consacrés à l'étude ‘emier

Hors la Connaissance du bureau !

Malgré tous ses tours et ses au fond du puits, malgré ses strata naires français, détenteurs de la ses propres employés de la banque à Paris, ses, et finalement leur tirer un pi des actionnaires, M. Rodolphe Fo trôle de la banque, en dépit de to:

avec l'esprit de la loï, M. Rod. F nité, M. Rod. Forget qui avait Second versement, sachant bien

C'est que, malgré toutes les Précautions prises, le chat est sorti de la poche. M. Ducout, qui représentait les actionnaires français, eut vent de la chose un beau jour ; il découvrit toute l'histoire calamiteuse du billet de $200,000 escompté à M. O. E. d'Aoust.

Justement ému et indigné, il en causa avec un directeur de la banque Internationale, un parfait honnête homme celui-là, qui, se refusant d'abord à ajouter foi à l’histoire, ne Pouvant croire que de tels faits

j nnai du bureau de direction, finit

&nements et découvrit tout le pot aux roses.

Septembre 1912,—i y a deux mois, par conséquent, —M. Bic-

kerdike, à une réunion du bureau de direction de la banque Internationale, protestait dans les termes suivants, que nous certifions être la reproduction exacte des MINUTES DU BUREAU DE DIRECTION DE LA BANQUE INTERNATIONALE, DU 25 SEPTEMBRE 1912

“Trise in my capacity as vice president of this board and

on behalf of the shareholders of this bank, to protest ON THE

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