‹ Le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel [microforme]Chapitre 16 sur 52 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Tendre et filiale dévotion des principaux personnages de l’Ordre du Carmel envers la Mère de Dieu, et témoignages d'affection que Notre-Seigneur et la très sainte Vierge leur ont donnés, ainsi qu'à ceux qui ont trevaillé au bien de cette famille religieuse

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HERCNTES a) £tée OMME on l'a vu, au chapitre À Un Aa précédent, la tendre dévotion LE te envers Notre-Dame semble ol AA avoir pris naissance dans l'Ordre A) du Carmel et s'être développ.'« avec VX lui. Ce n'est pas tout. ‘Zette dévotion à la Vierge fut toujours le trait caractéristique de cet ordre vénérable, et brilla d’un vif éclat dans tous les saints qui

l'illustrèrent,

Tendre et filiale dévotion des principaux personnages de l'Ordre du Carmel envers la Mère de Dieu, — Saint Berthold, Prieur Général, brûüiait de tant d'amour envers la bienheureuse Vierge, qu'il ne laissait passer aucune heure du jour, sans se prosterner jusqu’à terre pour la saluer par un Ave Maria et d'autres prières en son honneur.

Sainé Brocard, successeur immédiat de saint Berthold, disait à ses religieux en mourant : ‘ Par une faveur singulière, nous “ nous appelons Zes Frères de la Bienheu- “ yeuse Vierge Marie; faites en sorte que “la perfection de votre vie soutienne ce ‘“ beau nom, prenez pour modèle Marie et “ le prophète Elie.”

Saint Pierre Thomas, plus tard patriarche de Constantinople, se fit remarquer dès son enfance par une grande piété envers la sainte Vierge, c’est ce qui le détermina à prendre l’habit de l'Ordre de la Mère de Dieu. Il invoquait Marie dans toutes ses nécessités; sa confiance en elle était sans bornes. Un jour, en visitant un monastère du Carmel, il fut touché de son dénûment ; désirant lui venir en aide il eut

recours à la sainte Vierge, et mérita de recevoir cette réponse : Pierre, ne crains rien, tout le nécessaire te sera fourni. Effectivement, le lendemain, ur] marchand lui donna dix pièces d’or, juste la somme dont il avait besoin, et dans la suite, les secours lui arrivèrent comme la divine Marie le lui avait promis. Il priait habituellement pour la conservation de son ordre. Or, une nuit de la Pentecôte, qu'il sollicitait encore plus ardemment cette grâce, la sainte Vierge lui apparut et lui dit: “ Pierre, ne “ crains rien, notre Religion du Carmel “ durera jusqu’à la fin du monde, car Elie, “ le premier patron de l'Ordre, a intercédé “ pour elle auprès de mon Fils le jour de la “Transfiguration, et il a été exaucé” (1).

Citons encore saint Avertin à qui Dieu envoya un ange pour lui ordonner d'entrer dans l’Orüre du Carmel, ce qu'il fit. La grâce de sa sublime vocation était la récompense de l'amour qu'il porta à Marie dès sa plus tendre enfance. Pendant sa dernière maladie, il fut visité par Notre- Seigneur et la sainte Vierge accompagnés d'une multitude d’anges. Bientôt après, il

(1) Brocard, p. 12, Instructions sur le scapulaire,

alla, par une mort bienheureuse, recevoir la récompense de ses travaux.

a dévotion envers Marie n’a pas moins brillé dans les deux splendides lumières, qui ont jeté un si vif éclat sur ‘out l'Ordre du Carmel. J'ai nommé la séraphique Thérèse et le mystique Jean de la Croix.

L'un et l’autre reçurent dès leur enfance, et :=ndant leur vice, des marques d’une affe 1 . toute maternelle de la part de la Vierge larie.

Témoignage d'affection de Notre- Seigneur et de sa très sainte Mère envers les principaux de l'Ordre du Carmel, et envers ceux qui ont travaiilé au bien de cette famille religieuse.—Sainte T hérèse— Voici ceque la sainte raconte dans sa vie écrite par ellemême (1) : ‘“ Le soin, avec lequel ma mère nous faisait prier Dieu, et nous inspirait de la dévotion envers Notre-Dame, excita en mon âme, comme les premières étincelles de piété, à l’âge ce me semble de six ou sept ans.

‘ Quand ma mère mourut, j'avais, je m'en souviens, près de douze ans. J'entrevis la

(1) Bouix, tome I, page 10.

grandeur de la perte que je venais de faire.

Dans ma douleur, je m'en allai dans un sanctuaire de Notre-Dame, et, me jetant au pied de son image, je la conjurai, avec beaucoup de larmes, de me servir de mère désormais. Ce cri d’un cœur simple et naïf fut entendu; j'avais une mère dans la Reine du Ciel! Depuis ce moment, jamais je ne me suis recommandée à cette Vierge Souveraine, sans avoir éprouvé d’une manière sensible son secours tout-puissant. Et si je suis revenue de me: égarements, mon retour a été son ouvrage (1).”

Plus tard, le 15 août 1561, la très sainte Vierge revêtit elle-même sainte Thérèse d'une robe éblouissante de blancheur et de lumière. Elle lui fit connaître qu'elle était purifiée de tous ses péchés, puis, lui prenant les mains, elle l’encouragea grandement à fonder son monastère d’A vila, et lui mit au cou un collier précieux (2).

L'amour maternel que la Vierge Immaculée. porte à l'Ordre du Carmel est si grand qu'il s'étend même à ceux qui travaillent tant soit peu à le soutenir.

(1) Bouix, tome 1, page 17.

(2) Chroniques du Carmel d’Alost en Belgique, année 1889, No. 3, p. 73

L'exemple suivant vient à propos pour confirmer cette assertion.

Un jour, disent les CAroniques du Carmel, sainte Thérèse, vit la Vierge Immaculée mettre un manteau d’une éblouissante blancheur sur les épaules du père Ibanez, et lui entendit prononcer ces paroles :

‘“ Ce manteau est le prix du service qu'il ‘“ m'a rendu en prêtant son secours à l’éta- “ blissement de cette maison (le monas- “tère de saint Joseph d’Avila) ; il est aussi + la marque du soin que je prendrai désor- “ mais de conserver son âme pure et de la “ préserver du péché mortel” (1).

Notre-Seigneur ne favorise pas d’une protection moins grande que sa sainte Mère ceux qui contribuent matériellement à soutenir l'Ordre du Carmel. Le fait suivant en offre une preuve évidente. C'est encore sainte Thérèse elle-même qui le raconte.

Exemple. — ‘“ Quatre ou cinq mois avant l'établissement du monastère de Malagon, un jeune gentilhomme, fort qualifié, me dit que si je voulais faire la fondation d’un Carmel à Valladolid, il me donnerait une maison avec une grande vigne et un magnifique jardin qui en dépen- (1) Chroniques du Carmel, Alost, année 1889, No 3.

daient.... A vrai dire, j'avais de la répugnance à établir un monastère dans un endroit éloigné, environ d’un quart de lieue, de la ville. Cependant l'offre était faite d'un si bon cœur, et pour une si belle fin, que je ne crus pas devoir, en la refusant, priver ce jeune seigneur du mérite qui pouvait lui en revenir. D'ailleurs je réfléchis, qu'après avoir pris possession de la maison offerte, il nous serait facile de l’échanger contre une autre située à Valladolid même. Ainsi je l’acceptai avec reconnaissance.

‘“ Environ deux mois afrès, ce gentilhomme fut saisi d’une maiadie subite; le mal lui ayant enlevé la parole, il ne put pas bien se confesser, mais il témoigna par plusieurs signes, demander pardon à Notre- Seigneur. Il mourut très peu de temps après dans un lieu fort éloigné de celui où j'étais alors. Le divin Maître medit : “ Ma ‘“ fille, le salut de cet homme a été en grand “ danger; mais j'ai eu compassion de lui, ‘“ et lui ai fait miséricorde, en considération ‘“ du service qu'il a rendu à ma Mère en ‘“ donnant cette maison pour y établir un “ monastère de son Ordre, Néanmoins, il « ne sortira du purgatoire qu’à la première

‘“ messe qui sera dite dans ce nouveau ‘“ manastère.”

“ À partir de ce jour, les grandes souffrances de cette âme furent sans cesse présentes à mon esprit, Sans perdre un instant, je travaillai de tout mon pouvoir à la fondation de Valladolid. J’envoyai chercher des ouvriers, et, à l’aide de quelques cloisons, j'improvisai des cellules; enfin, tout ce qui était d'absolue nécessité fut bientôt fait. Le dimanche on nous permit d’avoir la messe dans le lieu destiné à devenir l’église du monastère. Le saint Sacrifice y fut donc offert. Au moment de la communion, le prêtre s’avança vers nous, tenant le saint ciboire en main. Je m’approchai, et, à l'instant même où il me donnait la sainte communion, ce gentilhomme, bienfaiteur de notre Ordre, m'’apparut à côté de lui, avec un visage tout resplendissant, l’alléoresse peinte sur ses traits, et les mains jointes. Il me remercia de ce que j'avais fait pour le tirer du purgatoire ; je le vis ensuite monter au ciel,

‘“ Nous habitions donc l'immeuble donné, mais une dame d’une éminente piété, voyant que nous ne pouvions demeurer dans un endroit insalubre, et trop éloigné de Ja

ville, nous proposa de lui abandonner cette maison en échange d’une autre plus commode qu'elle s’engageait à nous acheter.

Fidèle à sa promesse, elle nous mit en possession de ce nouveau monastère, le jour de saint Blaise, 3 février de l'an 1569. Et le Seigneur daigna répandre de nombreuses bénédictions sur cette nouvelle maison de sa mère \1).”

Saint Jean de la Croix ne fut ni moins dévot à la sainte Vierge, ni moins favorisé d'elle que sainte Thérèse, comme le prouvent les deux traits suivants :

A l’âge d'environ cinq ans, il jouait un

jour avec ses petits compagnons au bord d'un étang bourbeux. Ils s’amusaient à

lancer au fond de l’eau des baguettes et à les ressaisir au moment où elles revenaient à la surface, Le petit Jean, voulant à son tour saisir la sienne, se pencha trop, perdit l'équilibre et tomba dans le marais. Précipité tout d’abord jusqu’au fond, il revint bientôt sur l’eau; et il resta ainsi à la surface, sans avoir aucun mal et sans éprouver la moindre frayeur. Alors, celle à qui il devait ce bienfait, et qui le délivrait

(1) Bouix, Œuvres de sainte Thérèse, livre des Fondations, tome II, page 138 et suivantes.

d'un si grand péril, daigna se montrer à lui: c'était la bienheureuse Vierge Marie, Ajoutant à cette faveur une grâce nouvelle, elle étendit la main vers l'enfant et lui demanda la sienne comme pour le tirer de là. Mais lui, voyant cette main si belle et si blanche, refusait de donner la sienne à Marie pour ne pas la salir de la boue, qu'il avait apportée du fond de l’eau et dont il était tout couvert, En sorte qu'il s'établit entre cette auguste reine et cet heureux enfant un dialogue et comme une lutte qui dura quelques instants, l’une continuant sa bienveillante invitation, l'autre persistant dans sa pieuse courtoisie, jusqu’au moment où arriva près de l'étang un laboureur qui tendit un bâton à l'enfant. Celui-ci le prit de ses deux mains, et son libérateur, le tirant doucement jusqu’au bord de l’eau, le déposa sain et sauf sur le rivage et disparut. Cette disparition a fait supposer depuis que le soi-disant laboureur était ou bien un ange, ou même saint Joseph.

Une fois sorti de l’eau, le petit Jean se ‘sentit tout joyeux, sans aucun trouble et sans autre impression que le bonheur qu'il avait éprouvé en voyant l’auguste reine des cieux, si douce et si belle. Cette apparition

grava dans son âme une dévotion si profonde pour la glorieuse Vierge Marie, que jamais depuis lors, il ne put l'oublier, non plus que le bienfait d'avoir été préservé de la mort. Ce doux souvenir lui était toujours présent et lui causait les plus douces émotions (1).

Voici un autre fait miraculeux, qui, comme le précédent, prouve de quel tendre amour Notre-Dame chérissait saint Jean de la Croix.

La vertu précoce du jeune saint avait frappé un pieux gentilhomme nommé Alphonse Alvarès, de Tolède, administrateur de l'hôpital général de cette ville. Il lui sembla que Jean pourrait, à l’hôpital, servir les malades tout en continuant ses études. Il fit part de ce projet à la mère de Jean qui, à cause de sa grande pauvreté, considéra cette offre comme un bienfait céleste, L'enfant, désireux de secourir sa mère, quitta, de bonne grâce, le collège pour l'hôpital

Il n’y avait que peu de temps qu'il était entré à l'hôpital, lorsqu'il lui arriva un accident aussi imprévu que rierveilleux.

(rx) Vie de saint Jean da la Croix, édition de Séville (traduite de l’espagnol par les Carr iites de Paris), p. 16.

Dans la cour de l'établissement était un puits très profond sans margelle, Soit par mégarde, soit poussé involontairement par un de ses jeunes amis, Jean tomba dans le puits. Ceux qui furent témoinsde cet accident, perdant toute présence d'esprit, mirent à jeter de grands cris. Ces clameuws confuses, rassemblèrent en un instant tous les habitants de la maison et des environs.

Ils s’'approchèrent de l'ouverture du puits, plongeant du regard jusque dans ses profondeurs, pour s'assurer s'ils ne découvriraient pas un moyen de sauver le jeune infortuné.

Pendant qu'ils examninaient, saisis de crainte, presque sans espoir, et tremblant que l’enfant ne fût déjà englouti au fond du gouffr ils l’aperçurent plein de vie et assis sur l’e: d'où il répondait, parfaitement tranquille et tout joyeux, aux paroles qu'on lui adressait. On lui jeta une corde à laquelle il s’attacha lui-même, et grâce à ce moyen on le retira en parfaite santé, sans la moindre blessure et sans aucune frayeur. Emerveillés de ce prodige, tous lui demandèrent comment il se faisait qu'il ne se fut pas noyé dans ce puits; et lui, tout radieux, répondit, avec grande simplicité, qu'une belle Dame (qu'il crut toujours être la très

sainte Vierge), l'avait reçu dans son manteau lorsqu'il tomba, et qu'elle l'avait soutenu sur l’eau jusqu'au moment où il en fut tiré. Cette révélation ne fit qu'ajouter à l'admiration des assistants (1).

La sainte Eglise à conservé le souvenir de cette double protection miraculeuse dans la leçon du Bréviaire Romain et dans l'hymne de l'office des Carmes en la fête de saint Jean de la Croix.

En reconnaissance de ces faveurs extraordinaires le saint se consacra dès lors au service de la Mère de Dieu ; il récitait son rosaire et son petit office à genoux, et même il employait chaque jour des heures entières à la prier.

Mais la prédilection de la sainte Vierge pour saint Jean de la Croix et la dévotion de celui-ci envers elle se manifestèrent surtout par les prodiges qui accompagnèrent la mort du saint. |

D'abord, le samedi, 7 décembre de l’année 1591, veille de l’Immaculée Conception, Notre-Dame prévint son serviteur qu'il mourrait le samedi suivant. La veille du jour prédit, le 13, fête de sainte

(1) Œuvres de saint Jean de la Croix, sa vie, ch. II, page Sz et suivantes.

Lucie, deux heures avant son trépas, entendant sonner Matines dans un couvent du voisinage, il dit à ses frères: ‘“ Et “ moi aussi, par la bonté de Dieu, j'irai les “ dire au ciel avec la bienheureuse Vierge.” Puis, s'adressant à elle: “Je vous rends “ grâces, lui dit-il, ô ma Reine et ma Souve- ‘ raine pour la faveur que vous m'accordez " “ de quitter cette vie un samedi, jour consa- * “ cré en votre honneur.” Un peu avant minuit, le saint mourant entra dans une profonde quiétude et dans un ravissement céleste. Aussitôt il fut environné d’une ébiouissante lumière, semblable à un globe Ce feu d’une merveilleuse beauté, dont l'éclat effaçait la clarté de toutes les lumières de sa cellule. Au milieu de cette grande flamme, dont il était enveloppé comme d'un soleil, on voyait ce séraphin embrasé qui semblait se consumer dans ces splendeurs et renaître à une vie meilleure. A ce moment, l'horloge sonna minuit, il promena doucement son regard sur les frères qui l’entouraient, baisa les pieds du crucifix qu'il tenait à la main, ses yeux et sa bouche se fermèrent sans effort et sans agonie, et avec une paix inexprimable, il rendit doucement et suavement son âme à Dieu en

prononçant ces paroles du prophète:

« Seigneur, je remets mon Ûme entre vos mains” (1). Il expira à la première heure du samedi, au jour et à l’heure qu'il avait annoncés d'avance (2).

La dévotion que ce grand saint avait eue envers Marie pendant sa vie continua à briller miraculeusement même après sa mort. Son frère selon la nature François de Vépèz, vit dans la dépouille mortelle du bienheureux, une apparition de la très sainte Vierge portant l’habit du Carmel. Elle tenait entre ses bras l'enfant Jésus, qui, de son bras gauche, entourait le cou de sa mère, pendant: qu’il se penchait pour poser sa main droite sur la tête du saint. Une semblable merveille se répéta plusieurs fois (3).

À toutes ces marques de prédilection de Marie pour ses enfants du Carmel, vient s'ajouter une faveur encore plus signalée, une faveur qui: ouvre une nouvelle source de grâces et de bénédictions sur le monde, et qui semble être le point culminant de

(1) Ps. XXX, v. 6.

(2) Œuvres de saint Jean de la Croix, tome I, p. 263. (3) Chroniques du Carmel (Alost, en Belgique) 1re année, 889, No. 3, page 7a.

tous les témoignages de tendresse que ‘Notre-Dame ait jamais accordés à son ordre privilégié.

Cette faveur insigne, c’est ie Scapulaire du Moni-Carmel que la Reine du ciel daigna remettre elle-même au bierheureux Simon Stock, général des Carmes, pour qu'il en revêtit tous ses religieux, comme un vétement de protection et d’un signe de salut.

Mais ce qui fait la gloire, ce qui constitue lincomparable valeur de ce scapulaire, ce sont les privilèges extraordinaires que la très sainte Vierge daigna y attacher; privilèges qui assurent le salut, et qui abrègent le purgatoire de quiconque mourra pieusement revêtu de cet insigne céleste; privilèges étonnants, et tout à fait exceptionnels, dont nous expliquons plus loin la valeur et le sens. Les effets prodigieux que nous racontons, tout en étonnant le lecteur, le mettront plus à même d'apprécier la valeur de ce saint habit de Marie. Ne l’oublions pas: sous le scapulaire du Mont-Carmel, sont cachées des mines de grâces et de bénédictions célestes. Les merveilles exté:

rieures qu’il nous est dorné de voir, ne sont que comme des filons d'or qui conduisent

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sûrement à des trésors secrets encore plus ;:écieux.

Si le lecteur veut bien parcourir ces notes, non seulement il aura la clef de ce trésor, mais il trouvera de plus le moyen de le faire fructifier au centuple dans son âme.

Toutefois, avant de parler du Scapulaire du Mont-Carmel en particulier, il importe d’avoir quelques notions sur le scapulaire en général.

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