CHAPITRE IX
Le mot ‘“pieusement,” ajouté par l'Eglise, change-t-il le sens de la promesse attachée au scapulaire du Carmel? — Explication du sens de cette promesse — Réponse à quelques objections.
X XPLICATION du mot ‘“ pieusement,”” ajouté par ’Eglise. — La Mère de Dieu avait dit, en remettant le Û | scapulaire à saint Simon Stock :
DAS Quiconque mourra revêtu de cet habit, sera préservé des feux de l'enfer. Ces paroles sont claires ; mais la malveillance et la mauvaise foi s'étant plu à y découvrir un sens contraire à la doctrine catholique, ii tallait mettre les fidèles en garde contre
toute fausseinterprétation. C'est pourquoi la sainte Eglise crut devoir modifier ainsi la promesse de Marie :—“* Quiconque mourya (pieusement) revêtu de cet habit, sera préservé des feux de l'enfer.”
Tous ceux qui mourront sous les livrées de la Vierge. Marie, recevront-ils, en vertu de leur scapulaire, la grâce de mourir pieusement et d'éviter, par là, les flammes de l'enfer ? — C’est une question dont l’Eglise ne s’est point occupée, en ajoutant le mot pieusement, la sainte Eglise n’a eu en vue qu'une seule chose: accorder clairement avec la doctrine catholique, cette promesse mémorable, dont l'origine céleste ne lui paraissait pas douteuse. Elle a voulu de plus, par cette légère addition, établir, comme une vérité très certaine, que l'illustre privilège du scapulaire n’est pas pour dispenser de l'obligation essentielle de mourir en état de grâce, afin d'assurer le salut.
En ajoutant le mot pieusement, elle insi-
nue, tout simplement, que cette promesse de Marie ne s’accomplira envers les fidèles, qu'en leur obtenant la grâce de mourir pieusement, c'est-à-dire, dans les sentiments qu'exige rigoureusernent la loi de Diew pour donner droit au bonheur éternel. On
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