‹ Le Schema Corporel En Pathologie MentaleChapitre 7 sur 36 · AIT · texte numérisé non relu

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pace ». Et il convient d'appeler « sens de l’espace », dit-il, toutes les parties de la sensibilité, tant périphérique que centrale, qui contribuent à définir notre orientation objective et subjective.

Par orientation subjective, il entendait la perception de notre position par rapport aux choses du monde extérieur, de notre attitude, de nos mouvements et déplacements. C'est ce qu’il nomme « sens des attitudes segmentaires », et par ce terme il est évident que BONNIER entendait ce que nous comprenons aujoutd’hui sous la dénomination de schéma corporel.

Dès 1905, d’ailieurs, il enseignait la pathologie de ce schéma et créait les termes d’hyposchématie, d’aschématie, d'hyperschématie, de paraschématie qui désignaient les états morbides dans lesquels « certaines parties de nous-mêmes cessent de figurer dans la notion que nous avons de notre propre corps » ou bien y tiennent trop de place, ou bien ne figurent pas à la place qui leur est propre.

Il existe à la suite de ces travaux une faille : c’est

l'oubli presque complet. Aucune recherche, aucune publication ne viennent éclairer le problème.

Puis s'ouvre la période « neurologique » du schéma corporel avec les travaux d’Arnold PICK sur l’autotopoagnosie.

Là encore, la notion de notre image corporelle est née de constatations pathologiques qui l’exigeaient pour leur interprétation ou leur explication.

Le terme d’autotopoagnosie, créé par PICK, désigne un état morbide caractérisé par l'impossibilité d’exécuter des mouvements « réfléchis » (c’est-à-dire dont le but est le propre corps du sujet), liée à l’impossi- ® bilité de localiser les sensations externes. En présence de ces cas, PICK fait appel à une « image spatiale du corps ».

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