‹ Le Schema Corporel En Pathologie MentaleChapitre 9 sur 36 · MS RER · texte numérisé non relu

MS RER

! La théorie de SCHILDER nous paraît le mieux tenir compte des deux aspects de la question. Pour lui, le schéma corporel ne doit pas être interprété comme une donnée statique mais comme une connaissance dynamique dont le fondement indispensable est l'apport fourni par les organes des sens. Cette connaissance est en permanence une nouvelle expérience subjective totale qui dépend non seulement des apports sensibles actuels mais du passé affectif de l'individu en même temps qu'elle est constamment tendue vers l’avenir.

Nous retiendrons donc comme définition du schéma corporel celle qui en fait la résultante d’un processus à la fois psychique et physiologique, qui nous donne, à la frange de notre conscience, la connaissance de notre corps et de sa position dans l’espace.

Il est construit à partir de nos expériences sensibles, visuelles, tactiles, kinesthésiques et vestibulaires passées et actuelles qu’il intègre et dont il réalise la synthèse incessamment.

Le siège de ce mécanisme d'intégration semble se trouver au niveau du cortex pariétal.

Il est sous la dépendance des facteurs émotionnels ou, d’une facon plus générale, psychiques et des besoins biologiques (sommeil).

Enfin, la connaissance de notre corps et de ses rapports spatiaux, riche de l'expérience passée, renouvelée par les données sensibles actuelles, n’est pas seulement une connaissance de position, mais de situation : elle est chargée d’intentionnalité.

* Lot + Sr ORSE

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