‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 16 sur 96 · sAccusations concentant la doctrine · texte numérisé non relu

sAccusations concentant la doctrine

Socrate est le seul à mentionner ce grief <^2;. Mais il indique les sources où il puise et par lui nous remontons aux semi-ariens auteurs de la déposition : Georges de Laodicée a précisé ce point dans son éloge d*Eusèbe Emisène. « Kyrbs évéque de Berée accusa Eustathe de sabellianisme; mais Kyros, ajoute Georges, accusé du même crime Tannée suivante, fut & son tour déposé. » Socrate voit dans cette double affirmation une certaine incohérence et se hâte de conclure qu*il y a un autre motif tenu caché. La critique de Socrate est juste. Il est improbable que le successeur d*Eustathe sur le siège de Berée ait porté cette

(il Tbeod. V. 23. S. Ambroisc dans son épitre 56 sur le même sujet se sert d*une expression correspondante, véritable transposition du mot Tvpawo; (PL. 16. c. 1171. A) : Interea solus exUx Flavianus. 1^ TÛ^swo; est le souverain absolu dont le bon plaisir est la seule loi. Le texte porte sa date et les paroles citées par Tnéodoret s*y réfèrent : il s'agit de Maxime et du triomphe de Théodose à Rome.

(2) Soc. 1. 24. Certaios, ajoute-t-il, indiquent d*autres motifs peu honorables, mais ils ne parlent pas clairement. — Ailleurs (II. A) il accepte sans restriction la version de Georges. Soz. II. 111 ne fait aucune allusion à cette accusation ; le vrai motif de la déposition fut selon lui la polémique d'Kustathe contre Rusèbc deCésaree, Paulin de Tvr et Patrophile de Scythopolis, mais le prétexte invoqué fut que ses actions peu saintes avilissaient la dignité épiscopale. — En revanche plus loin (111. 6), à propos d'Eusèbe Emisène, il fait une allusion à raccusation de Kyros, incompréhensible pour qui n*a pas sous les yeux le texte de Socrate. S<»zomène trahit ici sa manière de composer.

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accusation et Ton comprend mal qu'il soit» après une pareille infamie, chassé lui-même de son propre siège et toujours cité par S. Athanase(l) en compagnie de sa victime comme l'un des orthodoxes expulsés par les ariens.

Quelqu'un d'ailleurs était mieux désigné que Kyros, pour cette accusation, puisque depuis longtemps il l'avait jetée dans le public, c'était Eusèbe de Césarée.

Quel que soit l'accusateur, le sabellianisme, désigné dans certaines sources par le terme plus général d'àcsSsIv (2), a eu certainement sa place dans le débat et en réalité, on va le voir, joua le principal rôle. L'accusation d'immoralité devait faciliter la déposition et la rendre plus acceptable à tous en déshonorant l'évéque aux yeux du peuple et de la cour, mais ce que les cusébiens tenaient surtout à frapper, c'était leur adversaire dogmatique, et comme ils se posaient encore en défenseurs de la foi de Nicée, le seul moyen de faire tomber Eustathe était de l'accuser de n'admettre que nominalement la distinction des personnes dans la Trinité (3).

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