‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 18 sur 96 · IC cov îzaprvti àXlo-rplou aiv apvovTo · texte numérisé non relu

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Ces deux exemples autorisent bien à traduire a Evoque & Tyr, il fut si remarquable, que TEglisc d*Antiochc se Tappropria en le revendiquant comme son bien. » De toute manière Tidée de translation est indiquée par la phrase d*Eusèbe.

Je ne pense pas qu'il taille insister sur TiaAai pour défendre l'opinion de Lîghtfoot : S. Jérôme mentionne, il est vrai, après Philogonios un évoque Paulin, généralement identifié avec celui dont la lettre de Philippopolis parle en termes très défavorables et qui vivait encore en ce temps-là, longtemps après

(1) I^ troduction de Valois ajoute au texte et en supprime toute difficulté, mais en le faussant : di^nitate pracditum Antiochensis Rcclesîae cum priuê Tjriae ea dignitate praefuissct. In qua c|uidera A ntiochenBi gubernatione se ita gcssit ut non secus quam priuatum suum bonum illom Antiochcnses amplcctcrentur.

(2) Heikel conjecture v^* «f*

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SUCCESSEUnS D*BUSTATHB 68

sa disposition. Mais Di lai ni aucun autre auteur n*a songé h placer alors tk Antiochc Paulin de Tyr (1^. Avant le concile, Eusèbe lui écrit À Tyr pour exciter son zèle en faveur d*Arius (2) ; après le concile, Sozomène le montre en butte aux polémiques d*Eustathe (3). Quatre ans au moins s*étaicnt écoulés entre la mort de Paulin et Tapparition du livre de Marcel (4). Cela me parait suffisant pour justifier un terme quelque peu exagéré. Et quel polémiste n*exagère point? Si Ton n*admct pas cette solution, il faut attribuer À Philostorge une erreur absolument inexplicable. Le peu de temps passé par Paulin à Antioche rend au contraire bien raison du silence gardé sur son second épiscopat par la plupart des auteurs anciens.

2] EulaUoê. Le doute ici est beaucoup moins raisonnable que pour le cas précédent. S. Jérôme, Théodoret et Philostorge sont d'accord. Je ne sache pas que son épiscopat soit contesté parles modernes. Théodoret dit qu*il survécut peu à son élection (5), Philostorge se contente de déclarer qu*il fut peu favorable à Aétios et le chassa d* Antioche 6). J'interprète Texpression de Théodoret en fixant & moins de deux années la durée de cet épiscopat. Nous savons qu'Euphronios son successeur passa un an et quelques mois sur le siège d*Antioche (7). En 335 Flaccillos est déjà évéque. On a donc une certaine latitude pour étendre ou resserrer Tépiscopat entre les limites extrêmes 331-333.

3] Eusébe est mentionné dans les diverses listes, nonqu*il ait efTcctivement été évéque à Antioche, mais, ainsi qu'il le raconte dans la Vita Constantini III, 59, parce que, lors des troubles, raccord se fit sur son nom et il ne tint qu*à lui d'accepter sa translation.

4] EuphronioBf proposé avec Georges de Laodicée, fut préféré Ik ce dernier par les évéques qui dirigeaient l'élection. Sa nomination mit fin aux troubles.

Pour les évéques suivants, il n'j a pas de contestation.

(1) Voir Soz. 111, 11 et la note de Valois; il y cite le fragment de la lettre de Sardique concernant Paulin, mais remplace Daciae par Antiochiae. La question est bien discutée par Boschius. Patr. Ant. XXllI, n. 132 sq.

i2| Theod. 1, 5.

(3; Soz. II, 19.

(4) On admet qu'il fut composé vers 335. \jt Concile eusébfen de Constantinople (33G) le condamna et pria Eusèbe de Césarée d>n écrire une réfutation.

AovTo. Theocl. 'l, 21. init.

((>) Phil. III. 15.

(7) Theod. 1.21.

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La discussion qui précède indique en quel sens il faut interpréter les chapitres de la Vita Constantini relatifs aux troubles d'Antioche. Tous les historiens à commencer par Socrate et Sozomène se sont laissé induire en erreur par le préjugé qu*il s'agissait d*£ustathe et par les titres (1) qu'une main inconnue mais fort ancienne a intercalés dans la Vita. (cf Heikel, Eusebius Werke I. Einleitung, K. Die Capitelindices p. cm et p. X-XI sur le Yat. 149). Ou*£usèbe ait en vue la déposition d'Eustathe^ quand il écrit les premières phrases de son récit, je n'en disconviens pas, mais il est impossible de tirer du chapitre 59 la preuve que les troubles dont il parle se rapportent immédiatement à cette déposition. Les lettres de Constantin qu'il résume d'abord et qu'il donne ensuite en entier (IIl, 59, 4 et 60-62) indiquent nettement que l'élection d'Eusèbe a fait cesser le tumulte. Il faudrait donc admettre qu'Eustathe était resté à Antioche deux ans après sa déposition, ce qui est contraire aux témoignages sur son exil (2) et tout à fait invraisemblable ; il faudrait admettre encore que le choix d*Eusèbe avait satisfait les Eustathiens : or, on le sait, Eusèbe était l'adversaire direct d'Eustathe. D'autre part, Constantin invite les Antiochicns à ne pas se mettre une seconde fois dans ce

mauvais cas : Aïo osï v5v Trpovor^cao'Oai r/;v àiïiî^auo-iv to'jtwv aTràvrcov oGtcoî r/stv u>> 5v uy; oeÙTspov àSouXco xal àXuotTsXît

conclus que c'était la première sédition sérieuse et que les troubles occasionnés deux ans auparavant par la déposition d'Eustathe avaient été beaucoup moins considérables, s'il y en a eu. i Ils ne sont attestés que par Socrate et Sozomène interprétant à laux le récit d'Eusèbe.) J'en conclus encore que les Eustathiens n'étaient probablement qu'indirectement mêlés à la sédition dont parle Eusèbe et qu'il faut plutôt en chercher la cause dans la brigue de plusieurs compétiteurs.

(I) Le titre du ch. .•» (Vat. V) est : rtpl -cf.; Iv \\vrio/t{? of EiîTaOïoj (2/ En particulier S. Athanase. Hist. Ar. 4.

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