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quement le verset des Proverbes (VI 1 1, 22) si souvent invoqué dans la controverse arienne : le Seigneur m'a créé au commencement de ses voies. Des tachygraphes étaient chargés de recueillir la parole des orateurs (i).
La première prédication fut nettement arienne. On n'attendait pas autre chose de Georges d'Alexandrie (2). Acace qui lui succéda, se montra beaucoup plus réservé, mais ne satisfit point les orthodoxes. Mélèce parut enfin et sa parole ne laissait indifférent aucun membre de l'assemblée. A tous son dis-
(1) Je suis poar tout ce récit Theodoret II. 27 dont les détails sont admirablement confirmés par le discours lui-même, que S. Epipbane a inséré dans son Panarium (Haer. 73. 2D-33 . Il a dû en avoir communication par les Eustathiens, lors de son voyage à Antioche. J*ai déjà remarqué qu'il Va intercalé dans le chapitre après coup. L*existence même du discours confirme les détails sur les tachygraphes. Mélèce fait allusion à la présence de Constance, — niée par Socrate et Sozomène (PG. 42. 400 fin\ — et commente Prov. VIII. 22 après un éloge sans portée des orateurs qui Tout précédé.
(2) S. Jérôme nomme Georges tout court; Theodoret Georges de Laodicée. Socrate (IV. 15) et Sozomène (IV. 29) parlent aussi de ce dernier à propos du concile d'Antioche réuni par Euzoios peu de jours après la déposition de Mélèce. Il est cependant très probable qu'ils ont confondu Tévèque de Laodicée avec celui d'Alexandrie. Ce dernier appartenait au parti arien avancé et Télection d'Euzoios s'explique naturellement s'il était présent à Antioche. Georges de Laodicée venait au contraire d'être déposé à Constantinople avec les antres homéousiens ; on admet il est vrai qu'il fit volte-face et passa au parti vainqueur, mais alors son remplacement à Laodicée par Pelage, élu sous l'influence d'Acace, immédiatement avant ou après l'élection de Mélèce, devient inexplicable. Sur l'élection de Pelage, orthodoxe que l'on trouve désormais toujours avec Mélèce (conciles d' Antioche 363 et 379, synodiquc de 372, concile de Constantmople 381), voir Pbilostorge (V. 1) et Theodoret llV. 12). Au concile d'Alexandrie (302), Apollinaire est déjà évèque de Laodicée. 11 y a donc à ce moment une situation analogue & celle d' Antioche : d'un côté l'évèque élu par la province ecclésiastique, mais sous l'influence d'Acace et du parti homéen : Mélèce et Pelage, de l'outre le chef d'une fraction orthodoxe ordonné en dehors des lois cononiques, Apollinaire et Paulin ; tandis que les origines de la communauté paulinienne sont bien connues, celles du groupe a poil ina ri ste ne le sont pas. Apollinaire
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cours allait apporter une réponse décisive, satisfaire leur curiosité, calmer ou exaspérer leurs angoisses. Calme, Tévêque commença par une chaleureuse exhortation à la paix (1), source de tous les biens. Puis enfilant de nombreux textes scripturaires, il s*achemina lentement vers son véritable sujet. M Que ce que vous avez appris dans le commencement reste ferme parmi vous... Cela sera si nous reconnaissons en présence de Dieu et de ses anges élus et même en présence des rois, sans rougir, — selon le mot du Psalmiste: Je parlais sur les témoignages en présence des rois et je ne rougissais point (Ps. 118, 46), — si nous reconnaissons qu'il est le Fils de Dieu, Dieu de Dieu, un de Tun, Fils unique de rinnascible, géniture propre de celui qui a engendré, digne Fils de celui qui est sans principe, interprète inenarrable.de l'inénarrable. Verbe, Sagesse et Puissance de celui qui est au-dessus de la Sagesse et de la Puissance, au-dessus de ce que peut énoncer la langue ou penser l'intelligence, géniture parfaite et stable de l'être parfait et stable dans son identité ; issu du Père non par émanation ou séparation ou division, mais procédant sans passion et en son entier de celui qui n'a rien perdu de ce qu'il avait ; — qu'il est le Verbe et qu'on l'appelle Fils sans l'imaginer comme la voix ou la parole du Père, car il a sa
fit partie du clergé de Laodicée jusqu'au jour où Georges le déposa pour le punir d*avoir visité S. Atbanase, lors de son passage (346). Mgr Duchc^ne pense qu'Apollinaire fut ordonné contre Pelage : cette opinion est acceptée par M. Voisin et M. Lietzmann, dans leurs études sur Apollinaire. Je crois que Tordination d'Apollinaire n'eut pas lieu sous Constance, mais sous Julien. Elle a pu servir d'exemple lors de l'élection de Paulin, bien que déjà il y eut entre les partisans d'Apollinaire et ceux de Paulin une querelle doctrinale dont le concile d'Alexandrie (dG2) se fait l'écho.
I (1) Kpiph. haer. 73. n. TM
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subsistance propre et son activité : tout existe par Xui et en lui (Coloss., I, 16) ; de même Sagesse, il ne passe point pour la pensée du Père, ni activité, pour le mouvement de sa raison, mais géniture il est semblable au Père et en est une exacte empreinte. Car Dieu le Père l'a scellé. Il est faux qu'il existe dans un autre et n'a pas sa propre subsistance, mais géniture active, il a fait tout l'univers et le conserve. Voilà qui suffit à nous délivrer et de Terreur païenne et de la superstition judaïque et de la mauvaise doctrine hérétique (!)• »
Cette profession de foi toute scripturaire et traditionnelle ne suffit pourtant point. L'orateur n'a pas oublié qu'il doit expliquer le texe des Proverbes, où les ariens ont mis toute leur confiance. Il aborde cet examen avec la même netteté :
« Puisque quelques-uns détournent le sens des paroles qui se trouvent dans l'Ecriture et les interprétant autrement qu'il ne convient, sans réfléchir ni à la valeur des mots ni à la nature des choses, osent repousser la divinité du Fils, parce qu'ils trébuchent sur le mot de créature, dans les Proverbes : « Le Seigneur m'a crké au début de ses voies pour ses œuvres (8, 22) eux qui devraient suivre l'inspiration de l'esprit vivificateur et non la lettre qui tue, car Vesprit vivifie (2 Cor., 3, 6), allons, osons nous aussi toucher un peu ce sujet, non que cela n'ait été dit complètement par ceux qui ont parlé les premiers, — le prétendre serait folie, — ni que vous ayez besoin d'un maitre, instruits que vous êtes par Dieu même, mais pour vous manifester que nous sommes de ceux qui désirent partager avec vous les faveurs spirituelles.
<1) Rpiph. hoer. 73. n. :^.
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(t Croyez d*abord que dans l'Ecriture, ni ailleurs, ni au passage dont il s*agit, il n'y a de paroles opposées, bien qu'elles le paraissent à ceux qui ne sont pas sains dans la foi ou ont l'intelligence faible; que, de plus, il est impossible de trouver en ce monde un seul exemple qui suffise par lui-même à bien repré^ senter la nature du Fils unique. Cest pourquoi l'Ecriture use de multiples réflexions et expressions à son sujet, pour nous faire saisir dans une certaine mesure, d'après ce qui est à notre portée, ce qui nous dépasse, et à l'aide des choses connues, nous repré^ senter les inconnues, nous amenant doucement et peu à peu des choses visibles à celles qui sont cachées. Puis donc qu'il fallait pour croire au Christ, croire que le Fils est semblable au Père, étant l'image de celui qui est au-dessus de tout, lui qui est en tout, par qui tout a été fait au ciel et sur la terre, image non comme l'objet inanimé d'un être animé, ni comme l'acte de l'art, ni comme l'effet de l'acte, mais géniture de celui qui l'a engendré; puis-» qu'il faut croire aussi qu'il n'est pas permis de se figurer à l'instar de la génération humaine corporelle, la génération du Fils unique, génération antérieure à tous les siècles et qu'à l'inverse de la sagesse qui contient les pensées humaines, celle du Père n'est ni sans subsistance, ni sans stabilité, l'Ecriture s'est servie des deux mots de xtIopi; et de ylvvT.a-w, ext^ccv et £yfv/T,«v, non pour paraître dire des choses contraires sur les mêmes objets, à propos du môme aspect, mais pour établir par le mot IxTio'sv la possession de la subsistance et la stabilité, par le mot i^hm^wé ce qu'il y a de spécial et d'exclusif pour le Fils unique. Je suis sorti du Pcrc^ dit-il, et je suis venu (lo., 16, 28). Le nom
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de sagesse suffit à écarter toute idée de passion (1). n Mais Torateur se hâte d'abandonner ce terrain brûlant ; le reste de son discours, — les deux cinquièmes, — est consacré à rappeler ses auditeurs à l'humilité de notre humaine condition : « Où nous laissons-nous emporter, oublieux du mot de l'Ecriture : ô profondeur de la richesse et de la sagesse et de la science de Dieu; qu'insondables sont ses jugements et inscrutables ses voies! (Rom., 11, 33)... Pourquoi tant nous occuper de la nature du Fils?... Il est à craindre que de ces contentions sur des choses incompréhensibles et de cette recherche de l'inaccessible nous ne tombions dans l'impiété,... que forcés de parler sur ce qu'il nous est impossible de dire, on nous enlève même ce qui est à notre portée. La parole doit naître de la foi et non la foi de la parole. J'ai cru, c^est pourquoi f ai parlé (Ps. 115, 10). Lors donc que pour notre propre génération, nous ne pouvons donner d'explication, comment, quand nous nous préoccupons avec excès et nous mettons à nous disputer à propos de la génération divine, n'est-il pas à craindre que celui qui donne, avec la
(1) Epiph. haer. 73. 31. *Ei:ii ?or/w iôtt Tot»c i:t9TtOovtsc 7:i9TiOctv tU NpiTTèn», û; ôjAOtôc Î7TIV 6 Vt(»c xy riTpl uTi Si ilxùv O^ip/biv toû j-nl 'nivtttfv ô ô'.i ravTirfv. 01* oC xk rsSvts $soT,2t:ov^7r,txi xi xt cv xoXç oûpsvot; xal xi i-zi «Iff,;* ilxwv ôè où/ û; i'^v/w cji^'v/ov, ovo' <û; tv^pytis xt/v?,<, oW w; drotl- \t9ji3 IvtpYtta; iXkà 7<wT,}ia Toi3 ytw/.ffavro;, — xal oti où 0<}ai{ mtI xf.ç 9w;âaTtxf,c àv6p«»i:fvr,; '^tvv/,3ici»c t*,v toû Movovtvoûc vlwr.ffiv t>,v rp6 TÛv alttfviav /apaxrr^t^iTOai. A propos de ce qui suit Petau écrit avec raison : parum expeditua hic locus : xal ^« xati xit t;api€ctv|is xf.c voçla; xi^ç riptcxxtxf,; xwv àv9p«i»-:;{vuv cvOv]AY,]ii?hiv toO llaxp^j;, oO jiV iwjrivxTixC^ xt xal àvjrapxxo;, txaxipai; xaî; Xi;i9iv î/pV^vaxo t, I^aft, xf,; xt xxiaiw; xal x^ xli Yiw/.Yiu;... J>s9aie dans le texte une traduction qui me poralt répondre à )a pensée. Pour bien juger le passage il ne faut pas oublier que le mot grec Ixx'.9i nMmplique pas exclusivement ridée de notre mot créer. On le traduirait mieux par fonder et c*est ridée de consistance sur laquelle Mélèce appuie.
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langue instruite la connaissance du temps où il faut parler, ne punisse par le silence notre langage inconsidéré. Tel fut le sort de Zacharie. Imitons plutôt la modestie de saint Paul descendant du troisième ciel ;... suivons le maître divin, non les maîtres humains qui disputent sur le mode de Tinénarrable génération divine... Les raisonnements appris non pas de la science humaine mais de la foi font prospérer la sagesse paisible et pacifique; sans nous embarrasser, dans tout ce que nous faisons, cherchons à plaire à Dieu (1). »
Ce discours, que nous a conservé S. Epiphane, montre à merveille quelle était la position réelle de Mélèce dans la question trinitaire. Parler ici de système serait un contre-sens. Cest ne rien dire que de le déclarer homéen ou homéousien ou nicéen. En réalité il est lui et s'il évite d'aborder la métaphysique du dogme, s'il n'éprouve qu'éloignement pour toute explication purement humaine, c'est qu'il juge insuffisants et inutiles les efforts dépensés en ce sens. La doctrine telle que la formulent les Ecritures et les anciennes professions de foi lui suffit : le Fils est de tout autre ordre que les créatures, génération vivante du Père dont il est l'image parfaite ; le Fils est distinct du Père et non un de ses attributs : cette double vérité le préserve de l'erreur arienne comme du sabellianisme de Marcel d'Ancj're. Quant aux controverses irritantes, Mélèce est bien résolu à ne pas les aborder. C'est pourquoi il évite tous les termes techniques qui les provoquent et les alimentent : ni ousie, ni hypostase n'apparaissent dans son discours.
(l)Rpipli. haer.73.32 33.
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On s*explique ainsi comment les assistants sç trouvèrent d'accord pour voir dans ce discours si réservé une profession de foi nettement orthodoxe, tandis que les théologiens depuis S. Epiphane se sont divisés à son sujet (1). Cest que les paroles maté-
(i) Après avoir dit que Mélèce étoit regardé parles ariens comme un des leurs, Epiphane ajoute (Haeres. 73. 28; : 'AXX' oùx fûfiiOr,, m; i:oX\ol Tupl ToOtou i::a7jfAXouffiv,.. 9ujASi€T,xt ^àp aOxiv Tiv 'Rpocip7t}ifvov Tiji'.wTaTov i-n'^ tûv *Apitsvûv TÛv ctpl 'Ax2X'.oy xxxxvTxOivrs TpwTiQ zpovwiiiXfx û; 3'::ap/f,v c«t T?,c 'AvTiQ7,ifaiv {(7,7^19X90x1 cri t7,; txxXr|9{x;* xxl mc ^v ol r^tCou; 9X9IV ôp9o6^;(ii;' T^,v Ôi xOtoO (;y,YT,9iv cvtavOx i:xp30/,9ojjLX'.. Cette façon de parler indique déjà des réserves. Il les fait après avoir inséré le discours, n* 35. Atl yàp xxTx t6 (i^poc toûto àX7,9fjtiv 097| ôûvxji*.;, xxTi tô x90svIc t6 7|}iiTipov cv i:l9t* OAit; yàp TxpY,AOt ti^v dfvôpx cv tû pot^i)» t7,; tûv Xvpiiv {(7,^/191»;, oOx t/(i» Xivciv, OAtiç xxxi x*aAsixv xi:' xC^toO ô ^^70; Txpyi/OY,, Ocm f7vii»9Tsi, icXi.y cv ?vi }&ipi'. cciXy^^^ijiOi ovo v; tpti; X^voi (à tort traduit por
iOCi) cv T{ x6to3 C;7|7/,9tt lÙp{9X0VTX'.. cv T^ oXuC 'Rtpl XT(9pL3T0; "^Zipl VtoO TOÛ
620Û Xx}A6ivitv Iv t( x6tq3 Oc^?7,t'. xxv cci>c ôvôjaxto;, xxl cv tm cîtcîv oti ûrlp 907{xv xxl cl Ti cTcpov. Ccs quotrc derniers mots sont écrits par les éditeurs comme s'ils faisaient partie du texte de Mélèce, en réalité ils sont d*Epipbane et signifient : et quelque autre expression encore peut-être. Petau prend avec raison la défense de Mélèce au sujet du texte des Proverbes : « Non proptcrea damnandus est Melctius quod locum illum ex Prou. c. VllI de incrcata Sapicntia ac Dei Verbo interpretatus fuerit : Hoc enim plerique Patres fecerunt ut Ignatius martyr Ep. ad Trall., Athan. de Décret. Nie. sjn. et alii complures • (note in locum ; cf. sur cette question Régnon. Etudeê de TheoL poste... III. ch. XIV. a. 111 passim et ch. V.) 11 le défend encore pour le mot « créature •. Dogm. Theol. II. De Trin. I. XXII. 7. • Quod autem Epipbanio in illo Tractât u displicet creandi uocabulum quoquo modo ad diuinitatem Filii transferri : id eo sensu quem Meletius usurpât non est ualde reprehendendum. Id enim complures e primariis Catbolicorum partium doctoribus eadem notione sumpserunt • Cf. TuRMBL, Hist. theol. posit. 3* éd., p. 37. Et pourtant Petau juge le discours plus sévèrement encore qu*Epipbane : • Ibi nullam catholicac fi dei significationem edidit Meletius sed Semiarianorum more institutoque dissent. Nihil enim amplius quam similem esse Patri Filium utpote illius imaginem affirmât; creatum vero negat esse ; sed 7lv/r,«ix et a Pâtre genitum appellnt, per quem omnia condita sunt. De 0'J9{^ et 6}ioou9(f^ ne litera quidem meminit • (loc. cit ). Héfélé (KL, à. Meletius, tr. fr. XIV, p. VJ3) se contente de dire : « On ne peut méconnaître que, malgré toute la bonne volonté de Torateur, le théologien manque de précision dogmatique. » Gwatkin (p. 187) écrit: «To the deligbt of tlie populace, tbe sermon proved substantiallj nicene. s Il y voit, lui, une reproduction fidèle du Credo de Sirmium.
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rielles, à supposer qu'elles nous soient toutes intégralement rapportées, ne nous rendent pas le soa du discours et l'impression vivante qu'il produisait sur l'auditoire. Tel mot qui nous paraît ambigu aujourd'hui ou insignifiant pouvait être pour les auditeurs, après les discours précédents et à cause de l'agitation des partis, une véritable profession de foi. Cependant, impartialement examiné, le texte écrit suffit pour apprécier la conduite de Mélèce en cette circonstance et confirmer des témoignages absolument unanimes.
Car il y a unanimité absolue (1). Mélèce professa d'une façon ouverte la foi orthodoxe et ce fut un vrai désastre pour les ariens. Môme les adversaires les plus déterminés de l'évèque d'Antioche, qui veulent attribuer u un autre motif son exil, conviennent de cette profession de foi. S. Jérôme écrit : M Post non grande temporis interuallum cum presbyte ros qui ab Eudoxio antecessore suo depositi fuerant susccpisset, exsilii iustissimam causam subita fidci mutatione delusit (2). » C'est un partisan passionné de Paulin qui parle ici, mais il établit nettement le fait. Epiphane, même en conservant quelque doute sur l'orthodoxie de Mélèce, reconnaît que beaucoup ne sont pas de son avis et, vers le même temps, S. Basile lui écrivant à propos du schisme d'Antioche pour défendre les droits de Mélèce, donnait cette raison qui montre à l'évidence le retentissement qu'eut en Orient la profession publique de l'évèque :
(1) Cr. avec S. Epiphane, S. Basile, S. Jérôme, Rufin (I. 24), Phîlostorge (V. 1 et 5), Socrate, Sozomène et Théodore!. • Quo nolenta corum malae menti consentire, • dit VHiêt. aceph. (éd. BatiflTol 102. ii.7).
v2) Chron. a. 2377 (a. C. 304} éd. Schoene 11. 190 b.
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