I.R TOMR AUX AfmOCHIBNS
Tout en recommandant de préférence l'emploi des formules du symbole de Nicée, le concile avait au sujet des hypostases entendu contradictoirement ceux qui s'accusaient mutuellement d*hérésie. La parfaite orthodoxie des deux partis était nettement apparue : des deux parts on reconnaissait qu*il n*y avait qu'une seule divinité subsistant en trois personnes : Père, Fils et Saint-Esprit ; on condamnait avec le même zèle Arius et Sabellius, Basilide, Valentin et Manès. La discussion sur l'incarnation du Verbe, qui intéressait également Antioche puisque les deux fractions orthodoxes s'entendaient pour répudier les idées d'Apollinaire, avait également abouti h affirmer que Iç Christ avait pris à la fois le corps et l'àme de l'homme pour les sauver Tun et l'autre et qu'il n'y a pas deux, mais un seul Fils, Dieu fait homme, souffrant dans sa chair et par sa divinité ressuscitant les morts.
A ces décisions d'une portée générale étaient mêlées des indications réglant ce qu'il fallait faire à Antioche. Les Pères manifestaient leur joie des bonnes dispositions que montraient les Méléciens et prenaient des précautions minutieuses contre le rigorisme ou les exigences intempestives des Pauliniens. Ils disaient aux évèqucs réunis dans la capitale de la Syrie :
« Ceux qui veulent être en paix avec nous, surtout ceux qui se réunissent à la Palée et ceux qui accourront abandonnant les ariens, appelez-les près de vous et recevez-les comme des pères leurs enfants. Accueillez-les comme font des maîtres et des gardiens; unissez-les à nos chers Pauliniens (i) et ne
(1) Tomus ad Antiochenos 3 : xal jwi^j^avti; aitoi; toîî «T-ïrr.Toîç ■f.jiûv Toî; ripl nauXTvov,
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106 m. INTRUSION DE PAULIN
leur demandez pas autre chose que d'anathématiser l'hérésie arienne, de reconnaître la foi approuvée par nos Pères à Nicée, d'anathématiser ceux qui disent que le Saint-Esprit est une créature et d'une substance différente de celle du Christ. Cela est vraiment se dégager de l'abominable hérésie d'Arius, ne pas diviser la sainte Trinité pour en proclamer une partie créature. Ceux qui feignent de réciter la foi de Nicée et qui osent blasphémer contre TEsprit- Saint nient l'hérésie arienne en paroles, mais la retiennent dans leur pçnsée. Que tous aussi anathématisent l'impiété de Sabcllius et de Paul de Samosate, la folie de Valentin et de Basilide et l'extravagance des Manichéens. Cela fait, tout soupçon défavorable disparaîtra de partout et seule la foi de la doctrine catholique sera déclarée dans toute sa pureté.
•i Que ce soit là notre foi à nous et à tous ceux qui sont en communion avec nous, ni vous ni personne autre, croyons-nous, ne l'ignore. Comme nous nous réjouissons avec ceux qui veulent se joindre à nous et en particulier avec ceux qui se réunissent à la Palée, et que nous avons bien glorifié Dieu pour tous et spécialement pour les dispositions de ces derniers, nous vous recommandons que la concorde s'établisse à ces conditions et que l'on ne demande rien de plus ; nous l'avons déjà dit, ne réclamez rien de plus de ceux qui se réunissent à la Palée et que les Pauliniens ne proposent rien d'autre, rien de plus que les décrets de Nicée... >•
Le synode recommande ensuite vivement aux légats d'exhorter tous ceux qui s'accordent dans cette profession de foi à vivre en paix, à cesser de s'interroger les uns les autres par esprit de conten-
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