IV, PERSECUTION DE VALBNS
enfin, poiir lutter avec plus d'ensemble contre rérianisme. On fit part aux églises de ces bonnes nouvelles ; on leur montrait les Gaulois, les Africains, les Siciliens, Tltalie unis dans la foi. Le nombre de ces évêques était bien supérieur à celui de Rimini ; il n'y avait qu'à accepter leurs idées et à communiquer avec eux. On leur écrirait ensuite pour montrer cette communauté de foi. Les évêques se séparèrent, avec la perspective prochaine d'un grand concile qui réunirait à Tarse tout l'Orient et y consommerait l'œuvre de l'unification.
Ce ne fut qu'un feu de paille. Tandis qu'Eudoxe intriguait auprès de Valens pour empêcher la réunion du concile et réussissait, le zèle de plusieurs homéousiens se refroidit. Trente-quatre se réunirent à Antioche de Carie, et tout en louant les efforts en vue de l'union, déclarèrent qu'ils ne pouvaient accepter l'homoousios. Ils s'en tinrent à une formule intermédiaire, celle que l'on attribuait au martjT Lucien (1). L'intervention de l'Occident avait pourtant produit quelques fruits : il semble que dès lors plusieurs macédoniens, fatigués de ces vacillations incessantes, firent honneur à leur parole et restèrent fidèles désormais à l'orthodoxie. D'autre part, des lettres apportées par Sylvain de Tarse firent croire à Mélèce et à ses amis que Rome était pleinement en communion avec eux (2).
L'orthodoxie regagnait lentement du terrain. Lorsqu'en 371, la persécution se déchaîna une seconde fois (3) sur l'Orient et sur Antioche, où
(1) Soi. VI. 12.
(2) Basil, ep. G7 fin. Voir plus loin la discussion de ce détail.
(3) Rufin 11. 3-13; Socr. IV. 17-38; Soz. W, tViO passim ; surtout Théodoret IV. 21-32.
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