‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 37 sur 96 · BASILB DB cfeARés · texte numérisé non relu

BASILB DB cfeARés

Valens devait séjourner presque jusqu'à sa mort, un auxiliaire de première valeur s*offnt à Mélèce. Basile avait succédé en 370 à Eusèbe de Césarée, comme métropolitain de la Gippad<jce. Ame indomptable, dans uit corps toujours brisé par la maladie, il comprit quelle était la tâche nécessaire et ne s'en laissa jamais détourner. La part active qu'il avait prise depuis 360 aux controverses de son temps, les relations qui l'unissaient lui, nicéen reconnu, aux divers partis, sa grande élévation de caractère unie à une intelligence très pratique et très pénétrante lui avaient permis de sonder d'une main sûre les plaies de son Eglise.

Tandis qu'il jetait un œil d'envie sur l'Occident uni dans la foi et dans la paix, sous un gouverne* ment ami, l'état de l'Orient lui apparaissait lamentable ; partout la défi&nce et la froideur mutuelles (l), les orthodoxes s'usent entre eux comme à Antioche au lieu de s'unir contre l'ennemi commun. Basile nMgnore ni les suspicions qui pèsent à tort sur les uns, ni les jalousies secrètes et les ambitions inavouées des autres. C'est l'amour-propre qui est le grand coupable. Que d'évêques encore séparés de l'orthodoxie, faciles à gagner si l'on tient compte de leurs préjugés, si l'on dégage la foi de Nîcée des compromissions du marcellianisme (2). L'arianisme n'est plus le grand danger maintenant : avec les anoméens il blesse dans l'intime la conscience chrétienne; avec les eudoxiens, il apparaît comme une vulgaire philosophie, dont le premier principe est la mainmise sur

(1) Basile s'en plaint souvent dans sa correspondance, cf. ep. 91, 'i7G B. ; i:ri, 57G AB ; 141, 581) CD, IS'i, vm C. etc., surtout 258, 9kH CD.

<2) Voir plus loin la lettre à Rvagrios (150) et la lettre à Térence (254. n. 3).

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