ÉTAT DE L ÉGLISE ORIENTALE
pour des souffrances dont le diacre Sabinus, témoin oculaire, pourra leur faire le navrant récit. L'hérésie est partout. Des pasteurs, les uns h3*pocrites, les autres anibitieux, font le plus grand mal au troupeau ; Tépiscopat acquis par faveur rend esclaves ceux qui l'ont obtenu, à la risée des païens et au grand scandale des faibles. Les fidèles fuient les maisons de prière comme des écoles d'impiété ; c'est dans les solitudes qu'ils élèvent leurs mains en gémissant vers le maître des cieux. Dans la plupart des villes, la multitude, femmes, enfants, vieillards, sort des murs et, à ciel ouvert, tient ses assemblées religieuses, supportant avec beaucoup de grandeur d'Ame les incommodités de l'air dans l'espoir d'un relèvement. Que les Occidentaux prennent pitié d'eux. «Il faut de la promptitude pour sauver ceux qui restent, la présence de frères nombreux, de sorte que ceux qui viennent puissent former un synode : le caractère vénérable des envoyés et leur nombre auront beaucoup d'influence sur le relèvement. Ils restaureront la foi des Pères de Nîcée, proscriront l'hérésie, parleront pacifiquement aux Eglises et uniront dans la concorde tous ceux qui suivent la même doctrine.
« C'est en effet ce qu'il}* a de plus lamentable: la partie qui parait saine est divisée. Nous sommes environnés à ce qu'il semble de maux semblables à ceux qui autrefois accablèrent Jérusalem pendant le règne de Vespasien. Eux étaient à la fois en proie à la guerre extérieure et à la discorde intestine. Chez nous, avec la guerre ouverte des hérétiques, celle qui a éclaté entre ceux qui paraissent ôtre orthodoxes a conduit les églises au dernier point de faiblesse.
C'est pour cela surtout que nous avons besoin
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