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\W PHnsÉCUTION DE VALBNS
de votre secours. Alors ceux qui reconnaissent la foi des Apôtres, supprimant les schismes qu'ils ont surajoutés, seront désormais soumis à l'autorité de l'Eglise. Ainsi le corps du Christ deviendra parfait, ramené à Tunité avec tous ses membres, et nous pourrons non pus seulement féliciter les autres de ce qu'ils ont de bon, comme nous le faisons maintenant, mais voir nos propres églises reprendre leur antique renom d'orthodoxie. Véritablement il est digne des plus hautes félicitations, le don fait à votre piété par le Seigneur de distinguer ce qui est falsifié de ce qui est acceptable et pur, et de prêcher la foi des Pères sans dissimulation. Nous l'avons approuvée et reconnue munie des caractères apostoliques. Nous lui avons donné notre assentiment ainsi qu'aux autres décisions de la synodique, canoniques et légitimes. »
Sabinus, chargé de ces diverses lettres, repartit pour l'Occident.
Dans l'intervalle de ces négociations, S. Basile n'oubliait point l'autre objet de ses efforts. Si Athanase se décidait à s*unir aux Orientaux quel pas considérable ne serait point fait vers la paix ! Mais comme il n*ignoro pas les causes de mésintelligence qui paralysent des deux côtés les bonnes volontés, l'évêque de Côsaréc écrit lettre sur lettre à celui d'Alexandrie (l). Athunase seul est l'espoir de tous en ces doulo*J reuses circonstances. Dieu Ta mis en réserve, comme le médecin des maux de l'Eglise.
<« Qui mérite par sa foi de commander au vent et à la mer, sinon celui qui dès l'enfance a lutté dans les combats de la piété. Puis donc que réellement tout
(i) Rp. 80. 82.
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APPEL A S. ATHANASB I5t
ce qui chez nous est sain dans la foi désire vivement communiquer avec ceux qui partagent la même crON'ance et s*unirà eux, je viens résolument exhorter votre mansuétude à nous envoyer à tous une lettre qui nous instruise de ce qu'il faut faire. Ils désirent en effet que Timpulsion parte de vous en ce qui touche aux pourparlers pour la communion. Et comme» peut-être, ils paraissent suspects par le souvenir du passé, faites ceci, Père très cher à Dieu, envoyez-moi les lettres pour les évéques soit par quelqu'un des fidèles de là-bas, soit par le frère Dorothée, le diacre. Quand je les aurai reçues, je ne les remettrai qu'après avoir eu leur réponse, sinon que j'aie péché contre vous tous les jours de ma vie (Gen. 43, 10) ! Il ne dut pas être plus effrayé celui qui dit pour la première fois cette parole à son père que je ne le suis maintenant en vous parlant à vous, père selon l'esprit. Et si vous refusez absolument, absolvez-moi de toute accusation pour ce ministère sans ruse et sans artifice : le désir de la paix et de nous voir unis ensemble nous tous qui nous accordons pour ce qui concerne le Seigneur, m*a seul fait entreprendre cette ambassade et celte médiation (1). m
Nous ignorons si le diacre Dorothée rapporta luimême la réponse à cette lettre. En tout cas, à son retour de Rome, il apprit de la bouche de S* Athanase que lui aussi désirait et souhaitait vivement l'union avec les Orientaux, mais ceux-ci devaient d'abord dissiper les malentendus anciens. La malheureuse entrevue de 363 à Antioche restait des deux côtés comme un souvenir pénible qu'il fal-
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