HEUREUSES NOUVELLES
sommes ajoutera peut-être quelque chagrin et quelque souci à ceux qui déjà se trouvent dans ton cœur. Mais il n*est pas inutile que ceux-là souffrent quelque peu qui peuvent fléchir le Seigneur. »
Enfm aux prêtres d' Antioche (1), sa parole est plus chaude parce qu'eux surtout ont besoin d*étre conconsolés : « Le souci que vous avez pour les Eglises de Dieu sera quelque peu apaisé par notre frère Sanctissime le prêtre. Il vous racontera Ta mour de tout rOccident pour nous et son inclination ; il vous relèvera en partie et vous excitera davantage encore, en vous faisant voir par lui-même avec évidence tout, le zèle que demande la situation présente et où en sont les affaires. Lui-même est apte à se bien rendre compte des dispositions des gens 'et à scruter Tétat des choses ; il vous dira tout et guidera bien votre excellent zèle. Ainsi vous avez une matière convenable à la parfaite disposition que vous avez toujours montrée dans votre sollicitude pour les Eglises de Dieu. »
Nous ne savons pas à quelles mesures Basile faisait allusion dans cette dernière lettre. Quoi qu'il en soit des instructions particulières,* la lettre que Dorothée et Sanctissime rapportèrent peu après à Rome montre que toute trace d'aigreur a disparu dans les rapports. La charité est rétablie dans son ancienne splendeur (2) :
« Dieu Notre Seigneur en qui nous avons espéré accorde à chacun de vous autant de grâce pour parvenir à l'espoir poursuivi, que vous avez rempli
,1 Ep. 253. On s'explique que Dorothée ne soit pas mentionné dans ces lettres si l'on suppose qu'il s*était rendu directement en Arménie où était Mélèce.
2 Kp. 2iKl Y noter la mention collective des deux prêtres légats. •
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192 VI. l'entbntb avec l'occident
nos cœurs de joie, par les lettres que nous ont portées de votre part les prêtres, nos frères très chers, et par la sj^mpathie pour nos maux- dont vous avez fait preuve a notre égard, en manifestant la charité de votre cœur, comme ils nous Tout annoncé. Quoique nos blessures restent les mêmes, cela nous apporte un soulagement d'avoir des médecins prêts, s'ils en avaient l'occasion, à procurer une prompte guérison de nos douleurs. Aussi de nouveau nous vous parlons par eux et vous exhortons, si le Seigneur %'ous donne la sécurité, à venir à nous, à ne pas différer votre visite : la visite des infirmes appartient au plus grand commandement. Si le Dieu bon et sage, économe de notre vie, réserve cette grâce pour un autre moment, du moins envoyez-nous tout ce qu'il vous convient de nous écrire pour la consolation des affligés et le relèvement des meurtris*. Il y a déjà bien des blessures dans l'Eglise^ beaucoup d'affliction parmi nous à leur sujet, et aucune attente de secours d'un autre côté, si le Seigneur ne nous envoie la guérison par vous qui le servez en vérité. »
Les Pères formulent alors quelques deihandes. L'hérésie d'Arius est peu à craindre parce qu'elle est déclarée ; beaucoup plus pernicieux sont les loups transformés en bergers : « Nous vous prions de les dénoncer, dans votre exactitude, à toutes les Eglises du Levant pour que, ou bien ils se redres* sent et soient sincèrement avec nous, ou bien, persistant dans leur erreur, ils gardent leur fléau chez eux et ne puissent pas, en vertu d'une communion accordée sans précaution, faire participer à leur propre maladie ceux qui les approchent. Il faut donc les mentionner par leur nom pour que vous