‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 68 sur 96 · LA LETTRE QUAMLIBET · texte numérisé non relu

LA LETTRE QUAMLIBET

ucstrac noatraa repetimuê preces quibuê poposcimus ut altcro dcccdcntc pencs superstîtcm Ecclesiac iura permancrcnt ncc alîqua supcrordinatio ui attcntaretur, Ideoquc petimus uos, clcrocntissimi et christiani Principes, ut et Alcxandriac Saccrdotum Catholicorum omnium Concilia ficri censcatis qui inter se plenius tractent atque définiantquibus imperticnda communie quibusque ohseranda sit.

opinamur preces nostrtts gui"

buê lUXTA PARTIUM FACTUM pO*

poscimus ut altero decedcnte pencs superstttem Ecclesiac iura permanerent nec alîqua supcrordinatio uiattentarctur.

Ideoque pctimus uos, clementissimi et christiani Principes ut et Alexandriae saccrdotum catholicorum omnium conctlium fieri censeatis qui inter se plenius tractent atque définiant quibus impertienda communio quibusque seruari'da sit.

J*en aurai fini avec la critique du texte si j*ajoute que Ton à proposé de lire : iuxta partium pae^um, ce qui rend le passage encore plus démonstratif (Valois, Labbe...).

De ces deux versions laquelle est la mieux fondée ? En critique textuelle nous ne pouvons encore le savoir, faute d*unc étude complète des manuscrits. I^s éditeurs du Corpus de Vienne n*ont point encore publié les Epistulae. Il faut donc recourir à d*autres critères ; les uns, — pour laisser de c6té toute étude stylistique (1), — peuvent se tirer de la lettre elle-même, les autres, de la comparaison avec une lettre postérieure des mémos Pères sur le même sujet. 11 ne faut pas oublier sur quoi porte la différence des textes. D*après le premier, toute Tinitiative vient des Pères italiens, ils rappellent la prière quUls* ont faite et insistent pour qu'un Concile d* Alexandrie mette tout au point ; d*après le deuxième, les Pères ne font que s*inspirer dans leurs prières du fait des parties (du pacte des parties). Les autres diflférences sont accidentelles.

Laquelle de ces deux vues est conforme à la deuxième lettre des Occidentaux ? Cette lettre est écrite après Tordination de Flavien, dans la seconde moitié de 381 par conséquent. Oa s*y plaint vivement de cette ordination favorisée par Nectaire dont Télection au siège de Constantinople semble être une violation criante de la justice et des canons au détriment de Maxime. Voici comment les Pères s'expriment sur Antioche :

w Scripseramus dudum ut quoniam Antiochena ciuitas duos haberet episcopos Paulinum atque Meletium quos fide conci-

(1) Il me paraît évident que le texte romoin est plus coulant.

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