‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 69 sur 96 · LES IRONIQUES DB S. GRÉGOIRE · texte numérisé non relu

LES IRONIQUES DB S. GRÉGOIRE

si tout est bien réglé comme le supposerait Taccord tel que le rapportent Socrate et Sozomène?

H me semble que Ton peut légitimement conclure ceci. Le texte romain représente seul la pensée primitive: les Pères reviennent sur une demande déjà formulée et issue de leur propre initiative. C*est le remède qu'ils ont trouvé au schisme d*Antioche. Tout s*exp1ique mieux alors dans la lettre 12* et raccord entre cette lettre et la suivante est naturel. Dans ce cas, la variante iuxta partium factum, ou n*a pas le sens qu*on lui prête, ou peut être la glose marginale d*un lecteur au courant de l'histoire ecclésiastique. De la marge, elle s*est glissée dans le texte et la même cause à qui elle devait Texistence lui a assuré les préférences des éditeurs (i).

t] Les Iréniques II ci III de saint Grégoire de Nazianze (Orat. 22 et 23). I^a date du premier discours ne peut se fixer qu*approxiraativement. Un passage où saint Grégoire de Nazianze fait allusion aux incursions des Gi)ths et aux dangers qu'ils font courir encore àTempire, ne permet pas de descendre au-delà de septembre 380 (2). Faut-il remonter plus haut, et voir une allusion aux incursions des Goths antérieures à l'élévation de Théodosc à Tempirc et à ses victoires? Tillemont Ta pensé v3>, avec raison semblc-t-il. En tout cas, l'opinion de Mercnda est absolument insoutenable. Txompé par une allusion du début assez obscure (4| (certains passages vg. xiv.et XVI se rapprochent aussi singulièrement des pensées développées par Grégoire au concile', cet écrivain a vu dans le discours sur la Paix une harangue adressée au concile à propos de

(1) M. Rade, qui rejette rexistcncc du pacte mais admet sans discussion le texte bénédictin, a torturé ce texte pour raccommoder à une explication grammaticale assez peu réussie.

jix/ojii'/tov, xsTr.YOoiiTw «jiT.ott; * oStoi ^ip cItîv ol «iiitpo'j 7:î»av tr.v otxovuivr^v rx^23XT,9iutvoi* i\)>i €'.i r^.v T.jitTt^av xaxîav xal ri.v înxfrXtovïav xari Tf,ç Tf^'.ioo; àvkf.xv (II. PG. 35. ll.'O A . Plus loin il indique qu*un certain espace de temps s*est écoulé depuis la mort de >'olens : S»9xt xal tU ZCiQ «xofox; ivririAou; f,OT, t6v x</9fjL0v àT:oxp'Of,vai xal toûto ffvv rfSvia [kJ^ic xal xati ;x'.xp'>v çv/x/Oivra xal •noXT.tûv aï|ia»'.v. (XIV. Ibid. 1148 A.}

f.vxt t6 xataxoius. Tillemont rend excellemment ce passage : « U la commence par ia paix qu'il venait de donner au peuple et de recevoir de lui et souhaite qu'elle soit sincère et non pas un mensonge proféré publiquement en la présence de Dieu. » (S. (îrég. Art .'Mi, t. IX, p. 195 B.) Cf. Merenda. Prolegomena c.XlV, n. 1. (PL. 13. c. lUO BC.)

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