‹ Le schisme d'Antioche: (iv-v siècle)Chapitre 70 sur 96 · ARGUMENT NÉGATIF · texte numérisé non relu

ARGUMENT NÉGATIF

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(De pacc, III. 4. c. 1156 A.) conuenimus ut utrumquc pari

in laudc et admiratione poocremus.

(De Pace, c. 1155. A.)

Sous rinilucncc du préjugé qu'il s'agit d*Antioche, on a vu mention de deux évéques où il est simplement parlé de deux biens. Saint Grégoire aurait qualifié plus sévèrement le schisme s'il avait eu h en parler (cf. son attitude au concile de 381) ; ici il traite raffaire de pLixpà îTTttWjjiaTa xal Tznl^^aL.

Ces deux discours sont donc à écarter comme les lettres de saint Ambroise. Les partisans du pacte n*ont pu signaler aucun autre témoignage. Et c'est là une nouvelle difficulté contrôleur théorie comme Tont bien montré Rade (pp. 119 sq. — pour le silence de Grégoire de Nazianze à Constantinople dans son discours au concile) et Venables (1). Les documents où Ton fait allusion à l'élection de Flavien sont par leur silence même une réfutation des récits de Socrate et de Sozoméne et la confirmation indirecte de Théodoret. Flavien une fois élu fut en butte de la part des Occidentaux à une opposition vive et prolongée. Son élection est toujours contestée mais jamais on ne lui jette à la face l'argument qui plus que tout autre aurait eu du poids, le parjure dont il serait coupable. Ru fin se contente de signaler l'incorrection du procédé : on l'élit alors que Paulin vît encoVc. Mais, ce qui semble décisif, c'est le silence absolu de saint Grégoire de Nazianze sur celte question. Au concile de Constantinople, la lutte fut violente après la mort de Mélèce. Grégoire qui voulait avant tout la paix entre l'Orient et TOccident, alla jusqu'à offrir sa démission au cas où l'on donnerait à Mélèce un successeur. Il fit à l'assemblée un discours pathétique. Or, quels sont ses arguments? Le plus fort était évidemment celui de l'accord solennellement juré et de la promesse faite. Il n'en dit pas un mot. Tout se réduit à des arguments de convenance et l'on sait ce qu'ils valent pour une assemblée

(1) DCD art. Flavian. 529 B. «Us truth (du Serment) is rcndercd ver^' doubtful by thc obscnce of ony rcfcrcncc to it in thc lettcrs of Ambrosc or ony of the contemporary documents publishcl hy thc ndhercnts of Paulinus during the progress of controversy. • Le silence de S. Jérôme dans la chronique n*a aucune signification ; clic s*orrète à rélflclion de 'Ihéodose.

"T^ 11» Il II

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passionnée : « Paulin cst.vleux, il n*cn a que pour peu de temps. Si on élit un autre évoque, ce sera la brouille avec les Occidentaux et la rupture de la paix si chèrement achetée. « C*est tout« Nulle part dans ses œuvres une allusion au parjure oa au pacte (1). Et pourtant que n*aurait-il pas dit là-dessus, lui qui maltraite si fort les évoques parce qu*ils ne crurent point devoir suivre son avis. On acceptera difficilement que personne autre n'eût protesté dans un concile où se trouvaient des hommes comme S. Cyrille de Jérusalem, S. Pelage de Laodicée, S. Pierre de Sébaste, S. Grégoire de N^'sse, S. Amphiloque d*Iconium. Avant de les rendre complices d*un parjure il faut des preuves plus sérieuses que Tautorité de Socrate et de Sozomène, postérieure de soixante ans à Tcvènement. Ces preuves, on vient de le voir, aucun document contemporain ne les fournit.

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