IX. FLAVIEN ET KVAGRIOS
qui, simple particulier, revêt là pourpre rôx'ale, est puni de mort avec ses complices, comme tj'ran ; ainsi les hommes qui, recourant au précepte du Seigneur, rendent un homme anathème de TEglise, se précipitent dans là perdition en usurpant la dignité du Fils.
ce Mais que disent ces hommes dont Taudace, dans leur malice, est sans borne? « C'est un hérétique, il a le diable chez lui à demeure; il blasphème contre Dieu et entraine par sa tromperie diserte et vaine beaucoup de monde à l'abîme dé perdition. Voilà pourquoi les Pères l'ont rejeté et son maître surtout qui a séparé une portion de l'Eglise. » Ils désignent ainsi Paulin (1) ou Apollinaire. Sur leur dissentiment, la foule évite bien la nouveauté dans son discours et réfute Terreur fondamentale de cette audacieuse entreprise. » Mais ce blâme doit être prononcé avec douceur et modestie : « Tends le filet de la charité pour guérir» non pour renverser le boiteux; montre que^ dans ta grande affection, tu veux faire ton bien propre du bien commun; jette l'hameçon de la compassion, sonde les cachettes et tire de l'abime de perdition celui que son raisonnement y a noyé. Ce qu'il croit bon par préjugé ou par ignorance montre-le lui étranger à là tradition apostolique. S'il est docile, selon le mot du prophète, il vivra et tu délivreras ton Ame (Ezech. III. 21); s'il s'obstine et dispute, évite de te rendre débiteur; réponds avec une bonté longanimë : le Juge alors ne réclamera pas de toi son ûme; agis sans haine, sans' aversion, sans persécution, mais déploie une charité sincère et vraie à son égard.
(1; Le texte écrit Paulien.
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ce C'est en cela, dit-il, que Ton connaîtra que vous êtes mes disciples, si vous avez de la charité les uns pour les autres » (lo. 13-35). Sans elle^ ni connaissance des mA'stères de Dieu, ni foi, ni prophètes, ni désintéressement, nimartA're pour leChrîstne servent, au témoignage de l'Apôtre (I Cor. XIII. 1-3). » Et, dans un mouvement superbe, l'orateur montre que la charité compatissante de saint Paul est la raison de ses grands triomphes.
ce Je vous y invite, continue-t-îl, soyez ses imitateurs et moi avec vous. Si Dieu qui connaît d'avancé la volonté de chacun et sait ce qu'il sera, a agi ainsi pour couronner ses dons et sa magnificence, bien qu'il n'ait pas créé pour les méchants; sMl les a jugés dignes des biens communs, puisqu'il veut que tous soient ses imitateurs, comment fais-tu lé contraire et viens-tu à l'église pour offrir le sacrifice du Fils de Dieu ? Ne savez-vous pas qu'il n'a point brisé le roseau froissé et n'a point éteint la mèche encore fumante? (Isa. XLII. 3.)
ce Qu'est-ce* que cela signifie? Ecoute : il n'a rejeté ni Judas, ni ceux qui comme lui sont tombés» jusqu'à ce que de leur plein gré ils se livrassent à Terreur. N'offrons-nous pas pour les péchés du peuple les supplications ? nos ennemis, ceux qui nous détestent et nous persécutent, n'avons-nous pas l'ordre de prier pour eux? Eh bien ! nous faisons notre service, eh bien ! nous vous exhortons. L'ordination ne porte point à la puissance, n'élève point dans les hauteurs, n'établit pas la domination ; tous nous avons reçu le même Esprit, tous nous sommes appelés à l'adoption ; ceux que le Père a éprouvés, sont par sa volonté élevés en dignité pour servir leurs frères. Donc pour accomplir notre service,
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