IX. FLAVIEN ET ÉVAGRI
synode se réunit le 29 septembre à Constantinople, pour examiner un conflit entre deux évèques d'Arabie. Flavien y siégea à côté de Théophile et de Nectaire. Au cours de la discussion Tévêque d'Antioche parlant au nom de ses collègues du reste de l'assemblée déclare qu'il approuve les propositions
Hiof tXou TÔTt ToO Tf,; 'A^i^zvopi (s; (depuis 385) t7t7xôi:ou oi' où xil xaT/,XXs$i Ai}Aa70v (mort en 384). HtpsccuOtU ovv t^iV ôp7>,v H. -Ri}ji*|'^ ^' 'l9{o«apov 'RptsSUtcpov, xxTxX^ivffti Vjroûjuvov AdljiajOfV, Xu9iti\iTv tirùv 6*.' ô(i^tav ToO XaoS Tap'.ôitv t& ^Oivav «l>Xa6txvoO 'RXT(}itjiXT,>i2 (le prétendu parjure et la division des orthodoxes) encore VI. 9.
Sozomène parle seul de Tintervention de Chr^sostomc: VIII. 3. A'jt{xs yoûv ciel ti,v iv.Titvx^y iispiXBùv... iM^hr^ Hioç {Xou 9U}X'cp2;s'. aùti^ xal xxTaAXa;!'. <l>Xa6;:Ivui 'tôv TtoiiaCidv (ztvxorov. *UZt 6i c<S^av, atpoOvTxi C'kI toOxo *Axix'.o; 6 Uspo(x; irfsxozo; xal Msfôwooc €i' 8v Hiô^t'Xoc ivivTtoc s^ivcTO T^ a'jtoO /f '.pQT&vCf * xal Tapavtvojirvoi lî; 'l*ij}iT,v isiiSr, xarà Y^t^^i^ a'^ToT; T, Tpt76({a âziCTf xa'ci'nXtuvav eu AT^viitov * cvtcO^tv clc ^upCav ^,xcv 'Axixio; Al^uirtCuiv xal tûv t^^; Avoiv itpfcdv ctpY,vara Ypi^jxaxa toi; i)i?l <l»Xa€tav^ ^ ipiov. Kal at j&lv 'ExxV|9ta'. ô'{/i i:oti TavTr^ç Tf,c oyovoCa; wôc à'szXXaTttffat t};v 7p6; iXXy,Xac xoivuviav diaXaCov... A propos d*Eva^rios, ^î^pT/yi Tiva /pov^ cztSicdvavxo;, il dit : toûxo ^àp oI)ia'. cô)iapct; cylvovro toi; trivxô'Roi; aï oiaX^ayal jiT.oivi; iva^/rCov ivro;...
On a essayé de cnmbinf r avec ces données disparates, celles d*un contemporain, Palladc, l'auteur des Dialogues sur la vie de Chrjrsostome (PG. 47. 5 sq). Il confirme en substance Sozomènc si Ton i^dentifie les deux voyages d'Acacc à Rome : Tun (cb. IV. c. 17-18) pour Tordinotion de Chrysostome : x(; roXiuîTipoc f, Tt« cieuixivxipo; t6 f alvtoOai 'AxaxCo'j xoû Kipota;, &v vûv 6ia}xi}&9C70c û{ xapa^ip/T,v xal T(7t}iôva xf,; xûv vt<i>xtpoi:o{««v 'sXTijAjiiXita;; ou xal aûxoi ot |iuxxf^ic xic Xcuxi; crt7'jpovxo xp{/a; T^vtxa criaxTi x^ 'Piûjaiq xojxîvac xf,; ;^itpoxov(a( x6 •^/,9t9)ia xqO c7i9xô?:ou Muîv/ov, l'autre à l'occasion de Flavien (VI. c. 22): 'l7{6ti)pô; xi; rpi96vxcpo; Ixt xf,c ^ov jxxxapîou MOavasCou xoû }AtyaXou /cipox«v{a;, ÔTÔOT.xovxiv îxo; a^wv xi,v i.Xtxiav (wv tcaai 'Piajxalwv oî icActvxoi îxxXT,9ta97ixûv fvixtv lîvCaXôvxx itç avxi,v ^ivooô/ov Y,v(xa avv *Axax(fj» cXdwv x>(V «hXa^iavoO rp^; Hiô^tXov xotvuvCav tx^;Ai9tv, c?xo9iv fxcvtv d'StT/otviajiivr.v EùaypCou ivtxtv xoû ;iaxap{ou, xoû roXXoviC à^ûvac àTtdfv.vayivou iv txxXr.aia?-. xixotc •KÔvoi;)... Selon Socrate, Isidore se trouvait encore à Rome lorsque éclata l'affaire qui le brouilla avec Théophile et lui fit chercher refuge à Constantinople (VI. 9). L'identification ne semble souffrir aucune difficulté, mais, comme on le voit, le teite de Pallade ne précise pas le moment de la réconciliation avec TKgypte. Isidore en apporte simplement à Rome le témoignage. Le chiffre de vingt ans est évidemment un nombre rond. Ixs d^x-sept ans de Théodorct nous mènent à 3118 et sont plus exacts. — Pour l'inscription aux diptyques cf. la lettre d'Atticus, ep. Cyrill. 75, PG. 77. c. 351 B.
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PLAVIEN RECONNU A ROME 289^
du très saint évèque Nectaire, du très saint et très pieux évèque Théophile. On ne saurait être plusaimable.
Une solution décisive n'intervint pourtant que quatre ans plus tard, lorsque le disciple fidèle de Flavicn fut élu évt^que de Constantinople (308). A peine intronisé S. Jean Chrysostome entra en pourparlers à ce sujet avec Théophile qui venait de l'ordonner. Tandis que Jean faisait connaître au pape Sirice sa propre élection, Flavien envoyait Acacede Bérée et quelques ecclésiastiques à Rome. Théophile leur adjoignit le prêtre Isidore qui avait alors toute sa confiance. La légation eut un plein succès, quoique nous ne connaissions .point les conditions de raccord. On a pensé que c'est à la suite de cette légation que Flavien inscrivit sur les dipt3*ques les noms de Paulin et d'Evagrios. Isidore et Acate rapportèrent des lettres de communion et dès lors Fla-^ vîen vécut en paix avec TEgypte et l'Occident.
Une seconde tâche restait à accomplir. Il fallait ramener les dissidents. Le plus grand obstacle était la situation du clergé eustathien. On a vu avec quelle véhémence S. Jean Chrysostome, lorsqu'il était encore à Antioche, proclamait la nullité des ordinations; Le problème était grave en effet ; cependant une transaction s'imposait en vue de la pacification définitive. Il semble que Flavien ne se soit pas montré d'abord sur ce sujet, aussi facile qu'il eut été désirable. Théophile, dans une lettre dont le ton affectueux témoigne des bons rapports rétablis avec Alexandrie, intervient, au nom du bien général, pour demandera Flavien la reconnaissance officielle du clergé eustathien. Cette lettre lui fait le plus grand honneur et constitue un document
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290 IX. FLÂVIEN ET ÉVAGRIOS
important dans Thistoire du schisme. Je la transcris ici tout entière. Publiée il y a deux ans à peine, dans l'édition des lettres de Sévère, où elle est comme perdue, elle n'a pas encore été versée au débat (1).
« Permettez que de votre vivant, ceux qui tiennent des réunions particulières, s'unissent au clergé de votre Piété et à tout le peuple. Puisque nous sommes en communion avec le pieux Anastase, évèque de l'Eglise de Rome, et qu'il garde leur rang aux clercs qui s'assemblent à part et communique avec eux tous, vous voj'cz quelle conclusion se dégage. Cette attitude du vénérable Anastase, notre collègue, me parait importer, pour la communion, une concession à leur égard en matière de discipline. Ainsi la paix avec nos chers frères d'Occident ne sera pas troublée^ parce que tout sera parfait. Je vous en prie donc, armez-vous d'un salutaire courage en vue d'une bonne fin et ne cédez point à ceux qui s'attachent fermement au principe de la rigueur. A votre âge avancé, vous savez parfaite^ ment que nos saints Pères ont résolu des difficultés bien plus considérables que celles-ci et que, par l'adoption de mesures intelligentes, ils agirent envers ceux qui n'étaient pas sous la loi, comme si eux-mêmes ne. lui étaient point soumis (I Cor., 9, 21); ils aplanirent les difficultés et ne troublèrent point le corps entier de l'Eglise. Ainsi Ambroise, d'heureuse mémoire, admit les clercs ordonnés par Auxence, son prédécesseur à Milan, et beaucoup d'autres en Orient ont été reconnus que les orthodoxes n'avaient point ordonnés. Si on les avait
(1) The aixth liook o/ thc êtlcct lettern ^cd. Brooks 1003). Translation II. V. 6. pp.302.3>4.