‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 4 sur 106 · Œuvres de Psellos. Suthas, t. IV, p · texte numérisé non relu

Œuvres de Psellos. Suthas, t. IV, p

xx INTRODUCTION

Gesrérny äpéy * ». Celle rupture est done un fait important de la vie de Michel Cerularius. Psellos la regarde comme une preuve de zèle pour l’orthodoxie, mais y voit-il un des événements les plus considérables de son temps? Pour qui est habitué à la prolixité de cet auteur, aux développements disproportionnés qu'il donne aux moindres faits dans lesquels il trouve un intérêt quelconque, il est bien évident que, s'il avait attaché cette importance à la querelle entre Michel Cerularius et les Latins, il ne se serait pas contenté d'y faire allusion en quelques lignes : il lui aurait donné dans son récit une part au moins égale à celle qu'il attribue à l'histoire des dernières années du patriarche *.

La lutte entre l'Église grecque et l'Église romaine a done paru aux hommes du xi° siècle un de ces incidents que l'on oublie vite parce qu'on les croit terminés, et non un événement vital dans l'organisme de l'Église. Examinons maintenant si les Latins ont eu sur ce point la même opinion.

Si la plupart des historiens grecs ont traité les événements de 1054 avec cette hautaine indifférence, il n'est pas étonnant, par contre, que les historiens occidentaux s’y soient arrêtés davantage. Un grand nombre de chroniques et d'annales les relatent. Ces récits sont de valeur très diverse; les seuls qui soient véridiques empruntent tous leurs détails à la narration composée probablement par le cardinal Humbert lui-même sous le nom de Com-

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