‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 5 sur 106 · Orais. fun., p · texte numérisé non relu

Orais. fun., p

2. Dans le long réquisitoire que Psellos a prononcé contre Michel Cerularius au Synode de 1059, il ne fait pas la moindre allusion aux événements qui s'étaient passés quatre années auparavant (voy. Bibliothèque nationale, mss. grec 1182). La raison en est probablement que, désireux de chercher tout ce qui pouvait noircir le patriarche aux yeux de ses juges, il ne se souciait pas de rappeler des faits qui, dans l'opinion des évêques et du peuple, étaient pour l'accusé un titre de gloire plutôt qu'un reproche.

xxvi INTRODUCTION

dit-il, raya à son avènement le nom du pape des dyptiques. Cet événement eut lieu à propos de la querelle du pain azyme. Du côté de Michel se rangèrent Pierre, patriarche d'Antioche, Léon, archevêque des Bulgares, et tout le haut clergé ‘. » Quelle que soit la valeur de ces paroles, nous y voyons du moins l'opinion bien nette que Michel Cerularius est l’auteur de la séparation des deux Églises.

Cette vérité parut plus évidente encore au x1m° siècle, lorsque lécart entre les deux communions eut été augmenté par suite de l'accroissement des haines politiques ou religieuses.

Tel est l'avis du patriarche de Constantinople, Jean Veccos (1275-1282), forcé d'abdiquer sous Andronic Comnène à cause de son zèle pour la cause des Latins. À plusieurs reprises il déclare que Michel Cerularius est responsable du schisme entre les deux Églises, soil qu'il loue les efforts de Pierre, patriarche d'Antioche, pour détourner le péril *, soit qu’il rappelle qu'entre Photius et Michel Cerularius cent soixante-dix ans se sont écoulés pendant lesquels les deux Églises ont vécu dans une paix profonde, a Balleka elofvn », troublée seulement par les intrigues séculières du patriarche, « &x xozuuwx@y rpayuéru * ». Le grand auteur du schisme n’est done même plus Photius, puisque, après sa mort, la réconciliation s’est faite entre Rome et Constantinople : c'est Michel Cerularius, qui s’est servi de prétextes religieux pour salisfaire son ardente ambition.

Ainsi, désormais, la querelle entre Michel Cerularius

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