‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 46 sur 106 · Id., p. 207 (r · texte numérisé non relu

Id., p. 207 (r

7. Id., p. 208 (94 Si ergo infermentati panis oblatio corpus Christi non est, omnes nos aliqui sumus a vita. »

disant archevêque sans archevèché ‘; un prétendu chancelier ?. Il déguisa ces hommes en légats pontificaux, et poussa l'audace jusqu'à les envoyer à Constantinople *, où ils scandalisèrent tout le monde par leur insolence et leur mépris des usages *. Ces faux ambassadeurs remirent à Michel une lettre aussi menteuse que leur mission, et qui portait la marque d’Argyros “. Afin que Pierre d'Antioche puisse en juger lui-même, Michel Cerularius lui envoie et la lettre qu'il a écrite au pape, et la fausse réponse qu'on lui a remise ‘. Il ajoute que la fraude a été découverte par l’évêque de Trani et par le Syncelle, qui en ont fait part à l'empereur’.

Telle est cette ingénieuse fiction, qui ne peut tenir debout un seul instant, et qui prouve chez son auteur une absence totale de scrupules, que les mœurs du moyen âge en matière de critique peuvent seules expliquer. Elle devait lui servir à s'emparer de l'esprit du patriarche d'Antioche et à le pousser aux mesures qu'il réclame impérieusement à la fin de sa lettre. I lui enjoint, plus qu'il ne lui conseille, de rayer des diptyques le nom du pape, et il s'étonne qu'à Antioche, à Alexandrie et à Jérusalem, 6n tienne encore le pontife romain pour un membre de l'Église catholique *. Il manifeste aussi son indignation d'avoir entendu dire que l'usage des azymes régnait à Alexandrie comme à Jérusalem; il prie Pierre de faire une enquête à ce sujet ?. Enfin, il termine par la conclusion que toute sa lettre a contribué à préparer : « Ceux qui mènent la même vie que les Latins, qui sont élevés dans leurs mœurs, et qui se livrent à des pratiques illégales, interdites et abominables, doivent-ils rester dans

1. Will : « "O 8e voa pôvov Eye dppremionémou, mpéyuatos ravréranty dpnov, » 11 s'agit d'Humbert.

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