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une polémique très vive s'engagea à ce sujet. La déposition de Photius en 886 mit un terme à la crise ecclésiastique que son élévation avait soulevée, mais la question du symbole - nereçutaucunesolution, et elle était encore pendante en 1054. Il n'est done pas étonnant que cette question ait attiré l'attention de Michel Cerularius, et l'on aurait même pu s'attendre à lui voir prendre une plus grande importance dans les querelles de cette époque. Pourtant, il est tout à fait remarquable qu'elle n’ait pas préoccupé l'esprit du patriarche aussi vivement que celui de Photius, et n'ait tenu dans la polémique religieuse du x siècle qu'une place secondaire, En effet, ni la lettre de Léon d'Achrida à l'évêque de Trani, ni le premier traité de Nicétas Pectoratus, ni la lettre de Pierre d'Antioche au patriarche de Grado, ni celles de Michel Cerularius à Pierre d'Antioche, pour ne parler que des Grecs, n'y font la moindre allusion. Les Latins n'en parlent pas davantage; Humbert, dans ses réponses à Nicétas, le pape Léon IX, dans la lettre où il énumère toutes les hérésies des Grecs, gardent le silence sur ce point. Il est donc à peu près certain que la question ne fut pas discutée pendant le séjour des légats à Constantinople. Est-ce à dire qu'elle laissât les hommes de cette époque complètement indifférents? Certains indices nous prouvent le contraire. Allatius nous a conservé des fragments d'un traité de Nicétas Pectoratus sur la Procession du Saint-Esprit ‘, La bulle d'excommunicalion déposée par les légats sur l'autel de Sainte-Sophie, contient à l'article VII l'accusation suivante : « Comme les Pneumatiques et les ennemis de Dieu, ils retranchent du symbole la procession du Fils À Tyet Laro Ocopéyor aréxobay md 09 œupféo <du : ue y Éxrôpeusiy x 50 Yio5 ?, » Et Michel Cerularius répond à cette attaque dans son 1. Allatius, Vi 2. Seul un pi Cerularius à Pierre d'Antioche permet de ment soulevée (Will, A Will p. 168 (1214).
en les résumant loutes, les raisons alléguées par Photius, dans son traité sur le Saint-Esprit. Elles y figurent presque toutes et dans le même ordre ‘. De même, dans le traité que Psellos composa pour l'éducation de son royal élève, Michel Ducas, il débute par un exposé de la foi, et il insiste sur ce fait que le Saint-Esprit procède du Père seul et nous est communiqué par le Fils, « èx r09 Iaxpbs uèv éxmopeuéuevoy, Gi Yioÿ 8 perzdtépevoy * ». Et dans l'Oraison funèbre de Michel Cerularius, lorsqu'il en vient à parler du schisme de 1054, le principal motif d'éloignement qu'il aperçoive entre les Grecs et les Latins, c’est la doctrine de ceux-ci sur le Saint-Esprit, « L'ancienne Rome, dit-il, lutte avec la nouvelle; il ne s'agit pas d'une question petite ou méprisable, mais du fondement même de la foi, de la théologie de la Sainte Trinité. Bien que nos adversaires croient raisonner juste et n'être séparés de nous que par une faible divergence, leur doctrine est entièrement impie, et je ne crois pas qu'entre les motifs qui nous divisent, il en soit un plus grave, x ris moùs up Guaopas oùn olôa el r1 ueïGoy Ado nalezruot , » Il conclut que leur impiété est égale à celle d'Arius et d'Eunomios *, Ce que pensait un laïque tel que Psellos était, à plus forte raison, la conviction des ecclésiastiques. Nous avons vu que le moine de Stude, Nicétas Pectoratus, avait composé un traité sur la Procession du Saint-Esprit, dont il ne nous reste que des fragments ®. Il cherchait à montrer notamment que l'opinion des Latins, « cette nouveauté qui s’est introduite depuis peu, rhv Gp map Üuiv xoavoüsay xatvogwyiäy », abou= tissait à l'hérésie de Nestorius. En effet, l'Esprit qui est descendu sur Jésus sous la forme d'une colombe, venait exclu sivement du Père; si l'on dit qu'il venail aussi du Fils, n'est-ce pas séparer ouvertement la personne du Verbe et