Psellos, AtË2942X : + CXXU, p
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d'Alexis Comnène. Le Filioque est devenu le point central de toutes les attaques et de toutes les discussions. Une évolution se fit donc peu à peu dans les esprits. Après s'être attachés d'abord aux difficultés de rite et de discipline, Grecs et Latins les délaissèrent bientôt, pour ne considérer que la question dogmatique relative à la procession du Saint-Esprit. Il est donc nécessaire de déterminer les causes qui amenèrent ce changement et de chercher quelles pouvaient être à cet égard les opinions des contemporains de Michel Cerularius, Ces opinions provenaient certainement de leur éducation, puisque le problème avait été déjà posé depuis longtemps, et que c'est dans les documents antérieurs qu'il faut en chercher les termes.
Tous ceux qui, de nos jours, ont touché à la question, ont bien vu qu'il ne s'agissait pas là, comme on le répète quelquefois avec le dédain de l'ignorance, d’une querelle de mots. Pour que cette discussion ait duré plusieurs siècles et qu’elle ail arrêté des hommes, qui, de bonne foi, désiraient s'unir, il a fallu qu'elle présentât pour eux un grand intérêt et qu'elle parût tenir, suivant l'expression de Psellos, « au fondement même de la foi, rep} +00 mporou Aéyou rfi ebsebelas ! », C'est qu'il s'agit, en réalité, de deux conceptions distinctes et irréductibles du mystère de la Trinité. Après que les conciles eurent défini suffisamment le dogme lui-même, puis la nature du Père, celle du Fils et celle de l'Esprit, il restait encore à fixer les rapports mutuels des trois personnes, Or les Grecs et les Latins se représentèrent ces rapports d'une manière tout à fait différente.
La doctrine des Grecs est exposée avec ensemble dans le grand ouvrage de saint Jean Damascène sur la foi orthodoxe. L'auteur commence par définir et la Trinité et chacune des trois personnes : « Dieu est un et se compose d'une seule substance, mais il se manifeste et il existe en trois