‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 53 sur 106 · Psellos (éd. Sathas, 1), p · texte numérisé non relu

Psellos (éd. Sathas, 1), p

n'en servent pas moins à distinguer le Verbe de l'Esprit, Par conséquent, « nous ne disons pas que l'Esprit procède du Fils, &x +09 Ylo5 GE +d Iyeoua où Xéyouey ! »; il n'en procède pas plus que le Fils ne procède de lui. En effet, cette double procession allérerait le caractère individuel de chacune des deux personnes, dont l'une possède la génération, yémsts, l'autre la procession, éxrépeusx *. Pourtant, on appelle l'Espril « Esprit du Père et Esprit du Fils, « Iye3yx +00 Iérpos, Types 00 Vio5 », parce que nous recevons l'Esprit au moyen du Verbe *, Pour exprimer plus clairement sa pensée, notre auteur se sert d'une image. Le Père est le soleil, le Fils le rayon, l'Esprit la lumière. De même que le rayon nous transmet la lumière dont le soleil est la source, de mème le Verbe divin nous envoie l'Esprit qui procède du Père #. Telle est la dernière formule de la doctrine des Grecs ; elle rend très bien compte de l'idée qu'ils se font de la Trinité. D'après elle, le Père est le principe des deux autres personnes qui n’existeraient pas sans lui; mais les trois personnes forment un seul être, et ce qui est commun à deux

d'entre elles l'est aussi à la troisième, C'est là le grand obstacle à la double procession de l'Esprit.

Les Latins, au contraire, fondèrent sur des bases tout autres leur doctrine de la Trinité. On trouve déjà dans saint Ambroise que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, de même que dans l’homme l'intelligence engendre la volonté et de toutes deux procède la mémoire *. Mais ce fut surtout

L'Arien Maximin, lis. 1, xiv : « Quid ergo inter nasci et procedere intersit de illa excellentissima natura loquens explicare quis potest ? Non omne quod procedit nascitur, quamvis one procedat quod nascitur; sicut non homo quod bipes est, quamvis bipes sit omnis qui homo est. Hwc scio : distinguere auten inter illam gencrationem et banc processionem nescio, non valeo, non suflicio. »

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