‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 61 sur 106 · Migne, Pal. gr À. CXX, p · texte numérisé non relu

Migne, Pal. gr À. CXX, p

LES QUESTIONS DE DISCIPLINE [ni]

valion de l'esprit retombent sous l'empire de la chair, et l'on doit, au contraire, élever les ordres sacrés à des hauteurs inaccessibles, loin de la bassesse corporelle ?, »

Ainsi, loin d'être recommandé par l'Église grecque, le mariage des prêtres n’était que toléré comme un mal inséparable des conditions de l'humanité; de plus, il était soumis à des règlements sévères. L'Église acceptait le prêtre, mème s'il était marié, mais lui défendait de contracter aucune union dès qu'il était revètu du caractère sacerdotal. Une autre constitution de Léon le Sage vint compléter la précédente, tout en adoucissant l'ancienne législation qui exigeait que le prêtre marié, durant son saccrdoce, retournât à la vie laïque. L'empereur décida que le coupable serait privé des fonctions qu'il exerçuit dans l'Église sans cesser pour cela de porter l’habit ecclésiastique *, C'était là, il est vrai, une concession, mais non une approbation. Le prêtre marié après la réception de son sacerdoce était toujours considéré comme coupable; le célibat était non seulement permis, mais honoré ; seul il pouvait conduire aux fonctions épiscopales et l'on voit déjà se dessiner en Orient les deux clergés qui y existent aujourd’hui et qui sont si différents par leur esprit et leur éducation.

La mème législation se retrouve, d'ailleurs, sans modification au début du xi° siècle. Un prêtre de l'Halie grecque écrit à l'archevêque de Calabre, Leo Grammaticus, vers 1013, pour lui demander s'il doit donner les ordres à un prètre qui veut se marier après sa consécration *, L'archevèque lui répond qu'un tel mariage serait illicite, « xheb{yapoy daurèy maplornow ». « Si, dit-il, ce prètre a promis au Christ de rester vierge, qu'a-t-il besoin de s'unir à une vierge; rien ne l'empêche d'être reçu dans le sacerdoce sans épouse, en élat de chasteté, Que si la faiblesse de la nature et l’essaim

1. Léon le Sage, Novelles III (Migne, Pat, gr., t. CII, p. 430). 2. 1d., p. 588.

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