‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 81 sur 106 · Id · texte numérisé non relu

Id

6. Will, p. 482 b « Verum imperator post nunlios romanos directis suis, exemplar excommunicationis veracissimum à civilate Russorum sibi remnissum accepit. »

relentissement en Russie. Un manuscrit de la bibliothèque synodale de Moscou renferme un traité adressé « aux Lalins sur les azymes » et attribué à Léon, métropolite de Russie !. Ce traité a exercé la sagacité des érudits, puisque un seul métropolite de Russie a porté ce nom et encore son existence n'est-elle pas bien certaine, car Nestor n'en parle pas. Il aurait été le second archevèque de Kiev et aurait exercé ses fonctions de 992 à 1008 *. Plusieurs historiens ont conclu, de là, que, bien longtemps avant Michel Cerularius, il avait posé la question des azymes ?. C'est là une hypothèse peu vraisemblable, car, nous l'avons vu, aucun témoignage ne nous montre que cette discussion ait été engagée avant 1054. De plus, les idées exprimées dans ce traité sont celles que nous avons déjà trouvées dans les ouvrages de Léon d'Achrida et de Nicétas Pectoratus. L'auteur débute par un long parallèle entre l'ancienne et la nouvelle loi qui paraît être une amplification des arguments grecs. Les azymes, d'après lui, sont le symbole du sacerdoce selon l'ordre d’Aaron ; le Christ est, au contraire, prêtre selon l'ordre de Melchisédech : il a donc remplacé les azymes par le pain fermenté qui représente la vie 5. Vient ensuile une discussion sur le jour où s’est accomplie la Cène; elle est une reproduction de celle de Nicétas ; l'auteur montre que, si l'on considère tous les détails de la Cène, on voit que le Christ n'a pas voulu célébrer la Pâque légale *. Enfin, après avoir résolu par des subtilités de symbolisme les textes douteux qui pouvaient être des arguments en faveur des azymes, il traite la question du sabbat, celle du mariage des prêtres, celle des

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