‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 86 sur 106 · Id · texte numérisé non relu

Id

ueydo sexotro », lous ceux qui avaient pris part à la rédaction de cet acte en les sommant de venir en sa présence renoncer à leurs erreurs ‘. Sur leur refus suivi de menaces, Michel Cerularius a eru bon de procéder à l'anathème public?.

Tel est ce récit dont la mauvaise foi consiste non dans le travestissement, mais dans l’omission des faits. Michel Cerularius ne raconte au patriarche d'Antioche ni ses efforts pour attirer les légats dans un piège, ni l'émeute qu'il excila contre l'empereur. Il affirme même qu'il n'a agi que par ordre de Constantin IX et, s'il ment avec celte hardiesse, c'est qu'il possède un document suflisant pour appuyer son dire, la lettre d'humilité et d'approbation qu'il a arrachée à la faiblesse de l'empereur.

Après avoir ainsi exposé les faits, il en tire les conséquences dans la seconde partie de sa lettre. Les machinations du « démon » contre le patriarche de Constantinople atteignent aussi celui d'Antioche en sa qualité de défenseur inébranlable de la vraie foi *. Mais surtout et c'est ici que Michel Cerularius dévoile clairement ses intentions, sa lettre a pour but de permettre à Pierre d'Antioche de faire une réponse digne de « sa magnanimité et de sa sagesse * », s'il reçoit de Rome des lettres relatives à ces événements. Il ne peut donc y avoir aucun doute : c'est un mot d'ordre que Michel Cerularius envoie à son collègue d'Antioche. Il n'a même pas attendu qu'il ait reçu une réponse à sa première lettre tant il a peur que Pierre apprenne les faits par une source latine. I1 va jusqu'à lui dicter la réponse qu'il aura à faire aux insinuations qui lui viendront de Rome, car il se pose en face des prétentions latines comme le défenseur de

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