‹ Le schisme oriental du XIe siècle (volume 2)Chapitre 9 sur 106 · Raoul Glaber, id · texte numérisé non relu

Raoul Glaber, id

rain perdu depuis Photius; jamais ils ne la laissèrent p: Si la lutte n'était pas ouverte, elle se manifestait poi par des heurts et des déclarations d'intransigeance su principes qui, pour être des EUR es n'en él pas moins 4

Ainsi Photius avait ue la is de la juridiétion de l'Église romaine dans l'Italie méridionale et chez les Bulk. gares et ce conflit de territoire l'avait excité les passions de l'Église d'Orient bien plus que l'adjonction du Filioque an symbole ou la question du baptème par immersion. En principe, les Grecs avaient éprouvé un échec notable, mais de fait ils ne tardèrent pas à reprendre les concessions qui leur avaient 616 arrachées. Grâce aux fondations d'églises et de | monastères, l'hellénisme fut vainqueur en Italie et en Bulgarie ; il restait à consacrer sa victoire et ce fut l’œuvre des deux empereurs Nicéphore Phocas et Basile IT.

Déjà l'Église grecque était toute puissante dans une grande partie de l'Italie méridionale, depuis qu'au vin siècle, Léon l'Isaurien avait rattaché au patriarcat de Constantinople les

4. Vie de Guillaume, abbé de Saint-Bénigne (Mabillon, Acta O. S. B., Vis saecul.).

d'après une notice épiscopale, il était chartophylax de l'église Sainte-Sophie, lorsqu'il fut nommé archevèque d'Achrida *. Il fonda, dans sa métropole, une autre église Sainte-Sophie, en souvenir de celle qu'il avait quittée à Constantinople, * et, en 1054, il fut, sous la direction de Michel Cerularius, l'un des principaux promoteurs du schisme *. Désormais, les métropolites de Bulgarie furent les auxiliaires des patriarches de Constantinople dans toutes leurs entreprises.

Sur bien d'autres terrains les conflits étaient inévitables et nous avons la preuve que, parmi les questions soulevées par Photius, beaucoup étaient restées populaires chez les Grecs. Même un ami des papes comme Léon VI, le persécuteur de Photius, partageait loutes les idées de son ennemi sur le Filioque. Toujours allié des papes, à cause des besoins de sa politique, soit dans l'affaire du renversement de Photius, soit dans celle de la Tétragamie, il n'en garda pas moins une grande indépendance en matière de théologie : dans un sermon adressé au peuple, il n'hésita pas à réfuler avec un grand détail la théorie de l’adjonction du Filioque au symbole *. La péroraison qui termine ce morceau est pleine de défiance et de mépris pour des adversaires qu'il ne nomme pas, mais qu'il est facile de se figurer, Il exhorte ses sujets à ne pas abandonner leur liberté pour se précipiter dans l'esclavage de la corruption, « rhv Gouheïay vhs gflopas * ». Ceux qui pensent autrement, dit-il, verront un jour la vanité de leur doctrine, lorsqu'ils auront à rendre compte de leur impardonnable blasphème envers l'Esprit Saint. Les partisans de la vérité, au contraire, sont les « véritables enfants de Dieu ® » et les adeptes de l'Esprit qui est toute lumière et toute vérité. De telles idées ne devaient pas ètre rares

1. Zach. von Lingenthal, Beitræge zur Gesch. der Bulgar. Kirche, p. 22: « Alu pôroc En 'Pupalur yapropÜ da the Mey£Ans 'ExxAnslac. »

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