Arsak Ter-Mikelian, Die armenische Kirche, p. 82. 3, I
dans leur hiérarchie, mais toutes réunies dans une même pensée d'orthodoxie ct de haine coritre Rome. Désormais le même mot d'ordre était donné par Byzance à Kiev, à Antioche, à Alexandrie, à Jérusalem et cette solidarité, éfablic au x1° siècle entre tous les sièges épiscopaux de l'Orient, allait faire échouer plus tard toute tentative d'union avec Rome. Mais cette domination spirituelle devait paraître incomplète à Michel Cerularius, si elle ne pouvait disposer pour son service de toutes les forces politiques et sociales de Byzance. Après s'être emparé du pouvoir suprême dans l'Église, il chercha à subordonner l’État à l'Église et à devenir le maître universel.
lui lémoignait beaucoup de familiarité et de vénéralion, obetbrare rporxeuuévr xx} sebouivn !. » Bien qu'aucun texte ne témoigne de la part que prit le patriarche à son avènement, nous pouvons certainement croire que lous ses vœux étaient pour elle et qu'il fut au moins moralement l'allié des conseillers, Nicétas, Xylinitès, Theodoros et Manuel, qui la firent monter précipilamment sur un navire et proclamer impératrice avant même que l'empereur moribond eût rendu le dernier soupir ?.
En cette circonstance, d'ailleurs, la conduite de Michel Cerularius fut très politique et chez un peuple ami des manifestations extérieures elle ne dut pas peu contribuer à augmenter le prestige qui s'attachait à son nom. « Bien qu'il eut beaucoup de raisons de garder rancune à l'empereur défunt », dit Psellos, il se rendit auprès de son cadavre sans même en avoir été prié *. « Il s'avança vers lui avec respect, comme s'ileût été assis sur son trône, lui prit les mains, les porta à ses lèvres et répandit d'abondantes larmes en faisant presque son éloge dans la mesure du possible *. » Il lui fit ensuite de magnifiques funérailles * et donna ainsi une leçon aux flatleurs de la nouvelle impératrice qui, dans l'espoir de lui être agréables, avaient pour ainsi dire déserté le cadavre du malheureux Constantin IX, sans se soucier de ce qu'il deviendrait *. Cet acte était bien conforme au passé tout entier de Michel Cerularius, il montrait ainsi qu'il n’était pas le serviteur, mais le protecteur du nouveau pouvoir et, comme naguère en d’autres circonstances, il affectait de prendre la défense des vaincus.
Le règne de Théodora ne dura que dix-huit mois (janvier 1055-août 1056) *. Tout semblait favoriser l'accomplis-