CHAPITRE II
outre mesure ne pouvaient compter sur son atlachement ou rechercher sa bienveillance. Boire dans la môme coupe que lui, le fréquenter, recevoir ses éloges n’empêchait pas d’être compté au nombre des importuns. Tous lui étaient suspects » 11 est, au contraire, certain que Michel Cerularius a eu non seulement des partisans dévoués, mais même des amis. Sans parler de son amitié pour son infortuné frère que Pscllos lui-même devait citer comme un modèle dans une « lettre sur l’amitié 1 2 », il s’est montré plein de bonté pour ses neveux et sa nièce 3, et les nombreux dévouements qu’il a su créer autour de sa personne sont une réfutation suffisante de ces allégations. Elles s’expliquent pourtant par la rancune que Psellos devait garder à Michel Cerularius de ce que son éloquence de rhéteur n’avait eu aucune prise sur lui. Les lettres qu’il lui adressa sont à cet égard bien instructives et, s’il est possible de leur donner un ordre chronologique, c’est d’après les sentiments qu’elles expriment.
Les premières sont écrites d’un ton libre et familier; Psellos ne ménage ni ses effets de style, ni les détails sur les actes les plus intimes de sa vie, sur les bains qu'il prend avant son repas 4 5, sur les poissons rares qu’il pêche s. Mais bientôt une divergence semble avoir brouillé les deux amis : Psellos fait allusion aux calomniateurs qui l’ont desservi auprès du patriarche et deux lettres sont consacrées à une réconciliation qui semble pénible 6. Enfin, dans une lettre plus longue, le « consul des philosophes » s’attache à mettre
1. Bibl. nat, ms. grec 1182, fol. 147 : « ’EtpIXet 6è xüv itivxtdv oùSÉva • où8’ Èa-xtv EÎitEtv xtva, oxt xotî [J-èv x<j>v àv0 pûiKtov onzeyQtxvtTO • xot; 8s iz poaeXEtxo • àWx xoaoüxov r,v axatov xô ï|0Oî xxî Su axdXov, <3; p.T,XE xoùç è yyù ; xoü yEvouç, jjltjxe xoùç icàXati xoûxtp iuvuxT,xoxaî, |jt.T)xe xoù? iyvelxovotç, [x+j xoùç TtaXat xaOtspwaavxac; ■ pi; xoùî ûitEpêaXôvxto; x:pT|<ravxa<; itpo<TOtXEuiaau0at xai àXT;0ri cp t'X £av pvT;a-xsuaa0ai. ’AXXà xàv Et xt; aüxto xotvoü ]aexeÏ^e xpaxfjooç - x5v irpoauptAet • xàv ÈYxujAtou; ÉaiptvuvE, ptExà xüv àj(0(xx(j)v xax7ipt0[j.£txo • xxl ïitzo irxoî aùxw itâî auyYtvo(AEVO<;. »