Id., lettre LVII, p
6. Id., lettre LVIII,p. 290; lettre CL1X, pp. 412-414 ; lettre CLX, pp. 414-416.
en lumière les principes opposés qui le séparent de Michel Cerularius ; il montre qu’il ne s’agit pas là d’une simple diflérence d’opinion, mais de deux conceptions dévie diamétralement opposées. Il se plaint avec une amertume visible du mépris dans lequel le patriarche tient ses brillantes qualités littéraires ou dialectiques. Il va même jusqu’au persiflage et c’est le sourire aux lèvres qu’il parle de cette sérénité olympienne, de ce calme imperturbable si opposé à sa propre devise : « Je me flatte d’être un homme f. » Les relations de Psellos avec Michel Cerularius apportèrent donc au philosophe de grandes déceptions, non, comme il le dit, parce que le patriarche était incapable d’avoir un ami, mais parce qu’il appréciait peu ce caractère mobile et inconsistant, si différent du sien, si prêt à se plier aux circonstances, et capable de combler d’éloges les plus plats, le lendemain, l’ennemi sur lequel il avait déversé la veille les plus noires calomnies.
Bien différent était le caractère de Michel Cerularius. Il ne faut pas prendre au sérieux les dépositions des valets de chambre recueillies par Psellos et d’après lesquelles il aurait été un tyran domestique, redoutable à ses serviteurs qu’il faisait rouer de coups sans raison 1 2. Il ne faut pas davantage s’exagérer les prétentions que Psellos lui prête d’être seul issu « de Chronos et de llhéa 3 » ; mais il est certain qu’il y avait en lui un orgueil immense et une volonté impitoyable. Incapable de toute compromission, il arrivait au but par une qualité opposée à la diplomatie tortueuse de ses compatriotes, par la franchise et quelquefois parla brutalité. L’éclat qu’il donna à son sacerdoce lui gagna les cœurs du clergé et du peuple, et la réserve qu’il porta dans ses relations avec les hommes, fit bientôt de lui une puissance indépendante. Il prit, en face de Constantin IX, une attitude qui n’était guère
1. Psellos, lettre CCVll, p. 506 : « ’Eyù yàp àvOpoiiroi; slvai ôpoTioyôi, Çwov iXXoïu-
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