‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 122 sur 324 · Voir chap. Ier, pp · texte numérisé non relu

Voir chap. Ier, pp

5. Lettre de Léon IX (Will, p. 8016, 37-81), Édit synodal (Will, p. 164 a, 11-13).

LE CONFLIT ENTRE LES DEUX ÉGLISES

prétexte que leur matière n’était pas du pain fermenté \ Une sorte de terreur plana donc un moment sur tous les étrangers de rite latin qui habitaient Constantinople.

Tel fut le triple assaut que Michel Cerularius dirigea contre l’Eglise romaine. Il lui déclara la guerre volontairement; toutes les injures qu’il adressa, toutes les violences auxquelles il se porta étaient depuis longtemps préméditées. Dès le début, il brûla ses vaisseaux et rendit presque impossible la tâche de ceux (et ils étaient nombreux) qui avaient intérêt à la réconciliation des deux Églises. Il n’attaqua pas Rome, comme jadis Photius, pour se défendre lui-même ; il crut venu le moment de la séparation et voulut l’imposer à tous. Mais ses adversaires faillirent d’abord faire échouer son œuvre.

Page 1