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5. Id. : « Aià •zb Soxoüv Ttspîxsioflxi toutou; tt\; npsî6s£x; ôssixiov ».
LE CONFLIT ENTRE LES DEUX ÉGLISES
avec la fameuse lettre. Un moine, nommé Étienne, l’économe de la Grande Église, le magister Jean, le référendaire, le vestarquc Constantin et le consul des philosophes, Psellos, étaient chargés de la lui remettre au nom de l’empereur Cette lettre est un modèle de platitude et d’abaissement. L'empereur cherche à s’excuser de ce qui est arrivé en rejetant toute la faute sur la fourbe d’Argyros 1 2, qui était destiné, dans cette affaire, à supporter les conséquences des colères de l’un et de l’autre parti. Deux citoyens, qui, d’après le récit d’Humbert, s’appelaient Paulos et Smaragdos 3, coupables d’avoir traduit en grec et répandu la bulle d’excommunication des légats, lui étaient livrés en victimes expiatoires, après avoir été fouettés 4. L’empereur assurait qu’il avait donné l’ordre de brûler la charte malencontreuse 5, que des représailles allaient être exercées contre Argyros et sa famille, et qu’il avait déjà fait mettre en prison son gendre, le vestarque et son fils, le vestès 6 7.
Michel Cerularius trouva donc moyen de se venger à la fois des légats, de l’empereur et d’Argyros. Les uns étaient en fuite ; l’autre venait de se jeter à ses pieds, et la disgrâce allait bientôt peser sur le dernier. Constantin IX retira, en effet, toute sa faveur à Argyros, et le texte de l’Édit synodal est confirmé par le témoignage de Guillaume d’Apulie \ Argyros, venu à Constantinople, fut même envoyé en exil. Ce fut à ces conditions humiliantes que Constantin IX obtint la paix, et conserva probablement sa couronne. Il avait été impuissant à imposer sa volonté à Michel Cerularius ; il n’eut même pas assez de pouvoir pour se venger de lui. Il put priver de leurs charges quelques-uns de ses parents et de ses