‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 155 sur 324 · QUERELLES T II É 0 L 0 G I Q UE S LA PROCESSION DU SAINT ESPRIT · texte numérisé non relu

QUERELLES T II É 0 L 0 G I Q UE S LA PROCESSION DU SAINT ESPRIT

Quelle place les questions de dogmes occupèrent-elles dans le schisme du xie siècle? Existait-il entre les deux Églises des divergences essentielles? Chacune d’elles possédait-elle une doctrine distincte, un enseignement original, en un mot, une théorie dogmatique ? C’est là, évidemment, le premier problème que nous ayons à résoudre, puisqu’on matière religieuse toutes les vérités dépendent de quelques dogmes, sur lesquels doit s’entendre la communauté des fidèles. Nous savons quelle importance on attachait à ces dogmes, au moyen âge, et en particulier dans l’église qui se proclame encore aujourd’hui l’Église orthodoxe.

Pourtant' les principales questions dogmatiques, agitées durant le xie siècle, sont restées confinées en Occident, et n’ont excité en Orient aucune émotion. Au moment même du schisme, une grande question préoccupait tous les théologiens de la chrétienté latine, celle de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie, que Bérenger de Tours venait de mettre en doute. Déjà plusieurs conciles, dont un à Rome, en 1050, s’étaient assemblés, pour condamner la nouvelle doctrine, et le chef même de l’ambassade à Constantinople, le cardinal Humbert, avait été un des principaux adversaires de Bérenger. On ne voit pas que Michel Cerularius ait songé à profiter de ces troubles intérieurs, pour s’allier avec les

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