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LES QUERELLES THÉOLOGIQUES
Fils, il faudra que le Père procède aussi du Fils \ Même obscurité, si l’on considère la nature du Fils et celle de l’Esprit. L’un devient supérieur à l’autre1 2, et l’on tombe ainsi dans l’erreur des Sabelliens et des Subordinations. L’Esprit lui-même n’a plus d’unité et se divise en deux parties, l’une qui procède du Père, l’autre qui procède du Fils 3. Pour comble d’absurdité, si tout est commun aux trois personnes, on en arrive à conclure que l’Esprit procède de lui-même : « aixtov xxi a’.TiaTÔv 4 5 » .
Mais la notion des trois hypostases devient encore plus trouble, si l’on considère les rapports entre les trois personnes, qui sont la conséquence de la théorie latine. Non seulement le Père et le Fils sont confondus l’un avec l’autre 6, mais la même chose a lieu entre le Fils et l’Esprit. Comme tous deux procèdent de la même cause, si l’un est la condition de l’autre, la réciproque sera vraie et l’on pourra dire que le Fils procède de l’Esprit 6. La notion même de Trinité disparaît : elle devient d’abord une « dyarchie », puis une « triarchie » 7, puis même une « tétrarchie » (car l’Esprit est divisé en deux personnes par sa double procession; on tombe ainsi bientôt dans le polythéisme et l’athéisme hellénique 8 9. Ou bien, en effet, la procession du Père, èxraipeim; èx ttoü naxpôç, est égale à la procession du Fils, èxTcopsimç ex toü Flou, et il est impossible d’arriver à la Trinité ; ou bien l’une est supérieure à l’autre et on tombe dans l’erreur de Manès et de Marcion qui font lutter ensemble le Père et le Fils 8. D’ailleurs, les conséquences les plus absurdes dérivent de ces principes. L’Esprit qui procède du Fils devient le petit-fils du Père 10.