‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 176 sur 324 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

gnement d’abstinence et do chicorées, en leur disant qu'ils étaient les symboles de la misère et du deuil *. » — « Notre Pâque au contraire, ajoute-t-il, est joie et allégresse : elle nous enlève de terre, et par cette joie nous transporte au ciel 1 2. » Les azymes ne peuvent donc être regardés comme une commémoration de la vie et de la mort du Christ.

Dans sa seconde lettre sur les azymes, il insiste encore davantage sur cette idée et ne craint pas de remonter au déluge, pour faire un long parallèle de l’ancienne et de la nouvelle loi 3. Ni le déluge, ni les fléaux que Dieu avait envoyés pour punir les crimes des hommes, ne pouvaient les ramener dans la bonne voie. Dieu fit donc choix du peuple juif dans la personne d’Abraham et lui imposa sa loi, afin de contraindre par la force l'indocilité de la nature humaine et de la détourner du culte des idoles 4 5. « Mais enfin le jour est venu de la bonne nouvelle; de païens nous avons été faits Juifs et de Juifs nous sommes devenus le nouveau peuple du Christ 6 7. » Or, les azymes sont, avant tout, une institution de l’ancienne loi, un souvenir de la captivité d'Egypte. Afin d’empêcher les Hébreux de participer à l'idolâtrie des Egyptiens, Dieu a voulu leur donner une loi sensible, « vop-ods- Trja-at. auToIç SC a’wQTiTOÔ 7rpàyp.a7oç 6 » . En leur défendant de faire usage du ferment des Egyptiens, il leur a montré qu’ils ne devaient avoir avec eux aucune communauté; en leur ordonnant de manger ces azymes pendant sept jours avec des laitues, il a voulu les débarrasser de leur méchanceté Mais tout en instituant les azymes, Moïse a prédit leur destruction et, depuis la venue du Christ, ils sont devenus inutiles. Le Christ n’a-t-il pas dit : « Gardez-vous du ferment

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