‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 177 sur 324 · Id · texte numérisé non relu

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LES QUERELLES LITURGIQUES

des Pharisiens 1 ? » Paul, qui était pourtant un Israélite, n’at-il pas hauteraeraent aboli toutes les prescriptions légales 2 3? C’est de lui que l’Eglise grecque a reçu ses usages; les azymes sont donc devenus impuissants à assurer le salut s. Et, Taisant allusion aux débats qui divisaient les premiers chrétiens au sujet de l’observance de la loi mosaïque par les Gentils, il s’élève à des considérations plus hautes, pour montrer que l’histoire de l’humantié se résume en une ascension continue. Elle est partie des idoles pour s’élever jusqu’aux azymes; mais elle a dépassé cette période, elle est initiée désormais aux divins mystères qui lui permettront d’entrer dans le royaume de Dieu4 5.

Les mêmes idées se retrouvent dans le traité de Nicétas Pectoratus, et les métaphores y sont encore plus hardies que celles de Léon d’Achrida. « Ceux qui participent aux azymes, dit-il, au début de son traité, vivent à l’ombre de la loi; ils prennent leur nourriture à la table des Hébreux, et non à la table réelle et vivante, qui est celle de Dieu \ » Tel est le motif perpétuel qui revient dans tout son traité. Au contraire, « ceux qui marchent dans la pleine lumière de la grâce mangent le pain qui est le corps du Christ et boivent son sang immaculé ; ainsi s’établit entre eux tous la même communion qui les unit au Christ et, comme il est dit, ils sont purifiés de toute souillure 6 ». Nicétas déclare même, d’après saint Jean 7, qu’il y a dans le pain trois principes vivants, l’esprit, l’eau et le sang : au contraire, les trois éléments des azymes, la farine, l’eau et le feu ne répondent pas aux paroles de l’Évangile 8. Enfin, du moment que le Christ a

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