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LES QUESTIONS DE DISCIPLINE
jusqu’au sous-diacouat, il ne le peut qu’avec le consentement de son épouse, à condition que leur union charnelle devienne purement spirituelle, sans que personne les y contraigne. Après quoi l’épouse ne peut plus avoir d’union charnelle avec son époux, et elle ne peut épouser personne, soit sa vie durant, soit après sa mort i. » Enfin, de même que chez les Grecs, aucun évêque, prêtre, diacre ou sous-diacre, n’a le droit de répudier sa femme pour cause de religion; il lui doit le vêtement et la nourriture, « victum et vestitum », mais il ne doit y avoir entre eux aucune union charnelle « sed non ut cum ilia ex more carnaliter jaceat 2 ».
Ce sont là de pures affirmations des usages romains. Au contraire, dans son Traité contre Nicétas, Humbert établit une discussion en règle. Il se place au même point de vue que s’il se fût agi de corriger les mœurs du clergé occidental, et comme dans tous les conciles auxquels il avait pris part, il prononça nettement le nom de nicolaïsme. « En considérant, dit-il à son adversaire, la manière dont tu défends l’adultère plutôt que le mariage des prêtres, il nous semble voir surgir des enfers le premier auteur de cette abominable hérésie, le
diacre Nicolas 3. » Ce Nicolas, d’après saint Epiphane, était un des sept diacres ordonnés par les apôtres. « Après être tombé dans le péché par jalousie pour une très belle épouse, il enseigna que tous pouvaient indifféremment se marier, laïques ou clercs. » Il fut condamné par saint Jean et ses partisans excommuniés 4. Au contraire, la chasteté du prêtre est indispensable, parce que depuis l’origine du « monde, c’est la chasteté qui a été la plus agréable à Dieu... 5 » — « Le Fils de Dieu, ajoute-t-il, a glorifié en soi la chasteté : né d’une Vierge, il est resté vierge, et n’a permis à aucun de scs disciples une union même légitime, en disant : Quiconque