‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 200 sur 324 · Id., p. 148 a · texte numérisé non relu

Id., p. 148 a

а. Id., p. 148 b (xxix).

б. Id., p. 149 (xxx-xxxi).

1. 1 d . , p. 163 (8-10). « 'U; o'. Ntxo^attai xoà; jxpxtxoà; ya;j.o,j; rapa/wp oüai, xa: îtïxo'.ôoüît toîîtoO îcpoO O'jjix-'T.pioy âzï,p£T:t;;. »

LES. QUESTIONS DE DISCIPLINE 1*7

occidentaux dont la postérité essayait d’accaparer les églises et d en faire des héritages séculiers. Mais, de meme que pour la simonie, le mal était bien moindre en Orient qu’en Occident. Ici 1 Eglise était menacée d’ôtre sécularisée, comme elle le fut plus tard dans les évôchés d’Allemagne au xvic siècle ; là on continuait à suivre de vieilles règles qui avaient en somme, ainsi qu’en Occident, une tendance à devenir de plus en plus rigoureuses. Ce mouvement était plus lent chez les Grecs que chez les Latins, parce que les abus dont souffrait l’Eglise grecque étaient moins formels. Si l’on va môme au fond des choses, on voit que l’esprit des deux doctrines était loin d’être diamétralement opposé, et qu’il eût suffi de peu d’efforts pour les relier l’une à l’autre. La question du mariage des prêtres n’excita pas dans l’Orient du xie siècle les mêmes passions qu’en Occident à la même époque ; il n’y eut surtout rien de comparable au grand mouvement de la Réforme du xvie siècle.

11 est d’abord certain que la grande différence entre les règles des Latins et celles des Grecs, c’est que ceux-ci admettent pour les clercs le mariage avec toutes ses conséquences charnelles, tandis que ceux-là ne tolèrent de leur part qu’une union spirituelle. Michel Cerularius voit dans la doctrine de Rome une hérésie, parce qu’elle est établie au mépris du VIe concile % mais de plus dans son « Règlement au sujet de l’épouse adultère d’un prêtre », il reconnaît implicitement que le prêtre peut habiter avec sa femme, puisqu'il prescrit de maintenir dans ses fonctions le prêtre marié à une épouse adultère, à condition qu’il ait chassé la coupable de sa maison, et ne se soit pas fait son complice.

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S’ensuit-il de là que les principes de l’Eglise grecque, à cette époque, soient en contradiction absolue avec ceux de l’Église romaine et que la chasteté sacerdotale soit combattue

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