‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 206 sur 324 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

eux un gage; de plus, ils vont à la guerre et le sang souille leurs mains; ils tuent et ils laissent tuer devant eux \ » Enfin ils ne font qu’une seule immersion pour baptiser et répandent du sel dans la bouche des enfants après le baptême 2. De ces critiques une seule était grave, celle des coutumes guerrières des évêques occidentaux. Mais il eût été facile de montrer à Michel Cerularius quels efforts faisait l’Eglise romaine pour extirper des pratiques qu’elle réprouvait. Aussi bien les capitulaires des empereurs carolingiens que les canons des conciles furent impuissants à empêcher un usage qu’expliquaient les nécessités du temps 3. Quant aux autres reproches ils ne méritaient pas d’autre réponse que celle de Pierre d’Antioche : il les trouvait indignes d’occuper l’attention \ Si les évêques latins, disait-il, portent

des anneaux en signe d’union avec leur Eglise, les Grecs couvrent bien d’or leurs vêtements sacerdotaux 3.

Ces reproches étaient aussi ridicules que la discussion sur la manière de porter la barbe inaugurée par Photius et que Michel Cerularius alla extraire de son Encyclique. Déjà l’adversaire de Photius, Ratram, s’était fort égayé à ce sujet et avait répondu en énumérant les différentes manières de porter la barbe ou les cheveux et de pratiquer la tonsure

qui étaient en usage dans les Eglises 6. Cette querelle fut pourtant agitée de nouveau au xie siècle. La bulle d'excommunication des légats a'ccuse les Grecs « de développer leur chevelure et leur barbe comme les Nazaréens et de refuser la communion à ceux qui tondent leurs cheveux ou rasent

\ . Will, pp. 181-182.

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