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6. Ratram, Contra Græc. oppos. Migne, Pat. lat., t. CXXI, pp. 221, 322.
LES QUESTIONS DE DISCIPLINE
leur barbe à la manière de l’Église romaine 1 ». « Ils nous somment, dit l’Édit synodal en parlant des Latins, de raser comme eux notre barbe et nous ne voulons pas dénaturer l’aspect que la nature a donné à la figure humaine 2. » Il ajoute un peu plus loin : « Nous ne voulons pas désobéir à l’Ecriture qui a dit : Vous ne raserez pas votre barbe (Levit., XIX, 27) et ils ne veulent pas entendre que ce qui a été donné par Dieu aux femmes comme une parure, n’a pas été jugé convenable pour les hommes 3. » — « Que nous importe que les évêques rasent leur barbe, s’écrie Pierre d’Antioche dans sa réponse à Michel Cerularius! » Et il rappelle la tonsure orientale faite au sommet de la tête en l’honneur de saint Pierre 4 5. Une pareille dispute devait être, en effet, interminable et, sauf quelques exceptions, l’usage des deux Églises se maintint sans conteste jusqu’à nos jours.
Tels étaient les griefs des Grecs; ils devaient évidemment inspirer aux Latins les mêmes procédés de discussion et les porter à la critique des usages grecs. Us mirent, d’ailleurs, dans cette œuvre plus de modération que leurs adversaires. Parmi les griefs de la bulle d’excommunication se trouve celui d’élever des eunuques au pontificat 6 7. Luitprand et, plus lard, Léon IX avaient déjà signalé cet usage qui était formellement interdit par les canons ecclésiastiques et les novelles des empereurs, mais qui avait réussi à se maintenir malgré les lois 6. Une autre coutume défectueuse des Grecs, dérivée de la purification charnelle des Juifs, était celle d’empêcher le baptême des enfants mort-nés jusqu’au huitième jour et d’interdire aux femmes en couches ou en état menstruel la communion et même le baptême \