‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 21 sur 324 · Graves iras retinuit. » Will, p · texte numérisé non relu

Graves iras retinuit. » Will, p

INTRODUCTION

pas question. De même, ce qui frappe le plus le chroniqueur du Mont Cassin, Léon d’Ostie, dont le récit date de la tin du xi0 siècle, c’est l’accueil superbe fait par l’empereur aux légats, ce sont les présents dont il les a comblés \ Tandis qu’il insiste avec complaisance sur ces présents, il ajoute rapidement, comme pour mémoire, que pendant leur séjour, les légats eurent à détruire quelques hérésies et, qu’après avoir excommunié le patriarche Michel, l’évêque Léon d’Achrida et leurs partisans, ils se retirèrent 1 2. Dans la Vie des Papes, écrite au xiT siècle par le cardinal Boson d’après une chronique de la fin duxT siècle, l’auteur ne semble pas attribuer plus d’importance à cet événement. « Les légats, dit-il, se hâtèrent de traiter l’affaire pour laquelle ils étaient venus et, après l’avoir terminée à l’amiable », ils revinrent chargés de présents 3.

Telle fut longtemps l’opinion qui domina en Occident; on crut qu’il avait suffi de gagner l’empereur au parti du pape pour abattre les tentatives du patriarche et que son œuvre était caduque, du moment qu’elle n’avait pas l’appui du pouvoir impérial. Michel Cerularius fut regardé non comme l’auteur d’un schisme fondamental, mais comme un hérétique dangereux, semblable à tous ceux que l’Eglise romaine avait déjà vus sortir d’Orient et qu’elle avait combattus avec succès. Après lui, pensait-on, l’Église grecque reviendrait au giron de l’Église catholique, comme elle l’avait déjà fait après la chute de Photius.

Et ce fut ainsi que les Orientaux, à cause de leur dé-

1. Léon d’Ostie, Chron. du Mont Cassin, II, 98, dans Muratori, IV, p. 403.

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