‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 226 sur 324 · III. — LA THÉORIE DE MICHEL CERULARIUS · texte numérisé non relu

III. — LA THÉORIE DE MICHEL CERULARIUS

Michel Cerularius n’a jamais exposé nulle part d’une manière systématique ses idées sur l’autorité dogmatique dans l’Église. C’est donc dans l’ensemble de ses écrits et de ses actes qu’il faut etrouver les principes qui le faisaient agir ainsi que la théorie nouvelle qu’il entendait substituer à l’ancienne doctrine des patriarcats indépendants. Un premier point est certain, c’est qu’il est d’accord avec Pierre d’Antioche pour ne pas reconnaître l’omnipotence de Rome en matière de dogmes. Dans la lettre de feinte soumission qu’il écrivait à Léon IX, nous en avons le témoignage par la réponse qui lui fut faite, il traitait avec le pape d’égal à égal et lui offrait une sorte d’alliance offensive \ A l’arrivée des légats à Constantinople il refusait de voir en eux des juges et de se soumettre à aucune de leurs décisions 1 2. Il se plaignait vivement à Pierre d’Antioche de leur attitude à son égard. « Ce qui est le plus lourd à supporter et le plus intolérable, disait-il, ce qui fait voir suffisamment leur démence, le voici : ils disent que ce n’est pas pour discuter (oiaXsy ^Topevcu) qu’ils ont entrepris cette mission, mais plutôt pour nous instruire et nous persuader d’observer les dogmes

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